Publié le 26 août 2026 à 18h00 – Dernière mise à jour le 26 août 2026 à 18h00
Une éclipse de Lune aura lieu ce vendredi matin 28 août. Les prévisions météorologiques annoncent un temps orageux, mais quelques trouées pourraient permettre d’en observer une partie.

Cette éclipse lunaire fait suite à l’éclipse de Soleil du 12 août, car les trois astres impliqués — Soleil, Terre et Lune — sont restés alignés, permettant ainsi cette nouvelle éclipse. La Lune ne cachera pas le Soleil, mais passera dans l’ombre de la Terre, ne disparaissant qu’à 93 % au moment du maximum de l’éclipse, prévu à 6h13.
La Lune commencera à entrer dans l’ombre de la Terre à 4h34 et en sortira à 7h52. À Marseille, elle se couchera à 7h05, alors qu’elle sera encore partiellement éclipsée. Le Soleil se lèvera à 7h00, rendant l’observation moins spectaculaire en raison de la luminosité ambiante.
Une observation qui permet d’estimer la taille de la Lune
Historiquement, les éclipses de Lune ont permis d’estimer la taille de notre satellite. En observant la courbure de l’ombre terrestre sur le disque lunaire, les anciens ont conclu que la Lune était trois fois plus petite que la Terre. En réalité, le rapport est de 3,66, mais cette estimation ancienne était proche de la vérité.
La Lune disparaît-elle entièrement lors d’une éclipse ?
La Lune ne disparaît jamais complètement lorsqu’elle passe dans l’ombre de la Terre. Même lors d’une éclipse totale, elle peut prendre une teinte rougeâtre due à la lumière du Soleil filtrée par l’atmosphère terrestre. Cette couleur est particulièrement visible avec des jumelles.
Au maximum de l’éclipse, il sera possible d’observer la couleur de la partie du disque lunaire plongée dans l’ombre, bien que cela puisse être difficile à cause du contraste entre la partie éclairée et celle dans l’ombre.
Les éclipses de Lune sont-elles rares ?
Les éclipses de Lune sont plus fréquentes que les éclipses de Soleil. Tous les habitants de la Terre situés du côté nuit au moment d’une éclipse lunaire peuvent en effet l’observer, contrairement à une éclipse solaire, qui nécessite d’être sur la ligne de totalité.
Michel Marcelin est Directeur de recherche émérite au CNRS – Laboratoire d’Astrophysique de Marseille – Académie des Sciences, Lettres & Arts de Marseille
