Ebola en RDC : en Ituri, des dizaines de décès non testés en raison du refus des populations
Les résistances communautaires continuent d’entraver la lutte contre Ebola en République démocratique du Congo (RDC). En Ituri, un rapport daté du 1er septembre 2026 indique que 42 corps n’ont pas pu être testés, rendant impossible la détermination de leur statut virologique. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’au cours de la semaine précédente, plus de 70 % des décès ont eu lieu au sein des communautés, loin des structures sanitaires.
Les équipes sanitaires rencontrent souvent des obstacles lors de leurs interventions. En effet, lorsque survient un décès à domicile, la famille s’oppose fréquemment aux prélèvements nécessaires. Ainsi, ces corps sont enterrés sans que l’on sache s’ils étaient porteurs du virus Ebola. La coordination de la riposte contre cette 17e épidémie signale que ces refus de prélèvements compliquent également l’identification des personnes ayant pu être exposées au virus, comme celles ayant soigné le malade ou manipulé le corps.
Les résistances ne se limitent pas aux prélèvements. Les derniers rapports examinés révèlent des refus d’isolement et de transfert vers les centres de traitement. Pendant ce temps, le virus continue de circuler dans les communautés. Entre le 26 août et le 1er septembre, 295 décès ont été enregistrés en RDC, dont 210 dans les communautés et seulement 85 dans les centres de traitement. Cela signifie que plus de sept malades sur dix sont décédés sans avoir bénéficié d’une prise en charge adéquate.
Déclarée officiellement en mai 2026, cette 17e épidémie d’Ebola en RDC a causé plus de 3 000 morts. Elle est causée par la souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin ou traitement homologué n’est disponible à ce jour. Des essais de traitements et de vaccins sont actuellement en cours.
(Source : RFI)

