L’épidémie d’Ebola en RDC franchit le cap des 1 000 cas en un mois, un record alarmant
L’épidémie de virus Ebola en République Démocratique du Congo (RDC) a atteint un seuil sans précédent. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le pays a enregistré 1 048 cas et 267 décès liés à l’épidémie du virus Ebola Bundibugyo au 22 juin 2026. Abdirahman Mahamud, directeur des opérations d’alerte et de réponse aux urgences sanitaires de l’OMS, a déclaré que ce chiffre représente le plus grand nombre de cas confirmés au cours du premier mois d’une épidémie d’Ebola en Afrique.
L’OMS a officiellement reconnu l’épidémie le 15 mai 2026, bien que des experts estiment qu’elle circulait probablement déjà depuis plusieurs semaines, voire des mois. La situation demeure préoccupante : les autorités congolaises admettent que de nombreuses infections passent inaperçues, et le pic de l’épidémie pourrait encore être atteint.
Manque cruel d’aide
La propagation rapide du virus s’explique par plusieurs facteurs, notamment le surpeuplement des camps de déplacés dans l’est du pays, où les violences des Forces démocratiques alliées (FDA) compliquent l’accès aux populations touchées. Les recommandations de l’ONU soulignent l’importance de l’isolement des personnes contaminées et de la réduction des risques par la limitation des contacts physiques pour freiner la transmission du virus.
En outre, l’épidémie est exacerbée par un manque d’équipements de protection de base et de personnel soignant dans les établissements de santé. L’agence Bloomberg a rapporté que le démantèlement de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) en 2025 a considérablement réduit l’aide à la lutte contre Ebola, passant de 1,2 milliard de dollars en 2024 à moins de 70 millions de dollars fin 2025. Récemment, les États-Unis ont débloqué 300 millions de dollars supplémentaires via un fonds des Nations unies pour fournir une aide humanitaire au Congo et à l’Ouganda voisin.
Face à ces défis, la RDC cherche à obtenir de l’aide auprès de pays comme la Chine, qui se positionne comme un partenaire fiable pour l’Afrique.
Source : OMS, Bloomberg.
