En tant que mères et soignantes, nous sommes doublement exposées
Dans une église sombre de Kinshasa, construite en tôles et en toile, des dizaines de femmes attendent. Sur leurs genoux, les enfants s’impatientent dans la chaleur de l’après-midi. L’activité de sensibilisation à Ebola va débuter.
« Si mon enfant tombe malade, la première médecin, c’est moi. Je pourrais attraper le virus, c’est effrayant », s’inquiète Florence Tshimpe. Au moment de distribuer les savons et les masques, une cohue se crée. Les membres de l’association Elenge Lamuka N’a Pongi n’avaient pas les moyens d’en acheter suffisamment. « Notre priorité est de protéger ces dames avant que la maladie n’arrive jusqu’ici », as Nancy Kapinga.
Le virus Ebola frappe d’abord les femmes
Selon l’ONU, les femmes ont plus de chances d’attraper Ebola, et par conséquent d’en mourir. Cette 17e épidémie a déjà causé 115 victimes en République démocratique du Congo, et il est probable qu’elle suive les mêmes schémas. « Le virus suit les réalités sociales », constate Sofia Calltorp, directrice de l’action.
La situation met en lumière les défis auxquels sont confrontées les femmes, qui, en tant que mères et soignantes, se retrouvent en première ligne face à cette crise sanitaire.
Source : Humanité