Ebola en RDC : Kinshasa assouplit la quarantaine et privilégie l’évaluation du risque au cas par cas
En République démocratique du Congo (RDC), l’épidémie d’Ebola continue de faire des ravages, avec des dizaines de nouvelles victimes enregistrées ces dernières 24 heures. Le bilan des décès approche les 1 000 morts, sur un total de 2 423 cas déclarés en seulement deux mois d’épidémie. Face à cette situation, le gouvernement a décidé d’assouplir certaines restrictions de voyage et d’adopter une approche basée sur l’évaluation individuelle du risque.
Le ministre de la Santé a récemment publié un nouvel arrêté modifiant les mes de quarantaine précédemment instaurées. Désormais, les intervenants, qu’ils soient membres du personnel de santé, humanitaires ou autres personnes revenant de zones touchées par Ebola, seront classés en trois catégories selon leur niveau d’exposition au virus. Les personnes jugées à haut risque seront soumises à un isolement de 21 jours et à une interdiction de voyager, sauf dérogation. En revanche, celles considérées comme à faible risque ou à risque minimal, comme les journalistes, pourront se déplacer sous certaines conditions, après une évaluation individuelle.
Ce changement vise à faciliter le déploiement rapide des équipes de riposte, le gouvernement estimant que la quarantaine uniforme pour tous freinait leurs interventions. Le nouvel arrêté aligne également les contrôles sanitaires aux frontières sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Règlement sanitaire international, cherchant à équilibrer protection sanitaire et capacités opérationnelles face à une épidémie en expansion.
Les humanitaires s’inquiètent particulièrement du taux de létalité, qui frôle les 40 %. Selon l’OMS, deux tiers des décès surviennent en dehors des structures de santé, ce qui indique que la chaîne de transmission n’est pas encore maîtrisée.
Source : RFI
