« Si nous ne respectons pas les mes barrières, on risque de perdre toutes nos familles » : en RDC, Ebola tue </figure><p><strong>Ebola en RDC : une épidémie qui s’aggrave malgré les risques</strong></p><p><em>Bunia, Rwampara (RDC), correspondance particulière.</em> </p><p>À Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, la vie semble continuer malgré la menace omniprésente d’Ebola. Les terrasses des bars sont pleines et le marché est animé, tandis que des motos transportent des dépouilles et que des vendeurs de cercueils attendent au bord des routes. La situation est alarmante.</p><p>Officiellement déclarée le 15 mai par les autorités sanitaires, l’épidémie d’Ebola a commencé à circuler dès la fin du mois de février dans l’est de la République démocratique du Congo. À ce jour, 2 536 personnes ont été infectées dans les cinq provinces touchées, entraînant 1 033 décès, selon les données du 22 juillet.</p><p>Ce bilan pourrait rapidement dépasser celui de la pire flambée d’Ebola en RDC, qui avait causé 2 300 morts entre 2018 et 2020. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte également sur le fait que l’actuelle épidémie pourrait être deux à quatre fois plus importante que les estimations officielles.</p><p>Les autorités sanitaires doivent faire face à une défiance généralisée au sein des communautés locales, ce qui complique la lutte contre le virus. Cette atmosphère de méfiance favorise des chaînes de contamination difficiles à contrôler, comme l’illustre le cas de la clinique pour femmes Karibuni wa Mama à Bunia.</p><p>La situation actuelle souligne l’importance cruciale de respecter les mes barrières pour éviter une perte tragique au sein des familles congolaises. </p><p>Source : Humanité.</p><figcaption><a href=Source
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