Reportage : « Si un seul cas arrive à Kinshasa, ce sera catastrophique »
Des équipes médicales en République démocratique du Congo (RDC) intensifient leurs efforts pour contrôler l’épidémie d’Ebola. À Kinshasa, la capitale de plus de 17 millions d’habitants, des inspections sont menées sur des bateaux surchargés et insalubres afin de prévenir l’arrivée du virus.
Un contrôle strict à l’entrée de la capitale
Le 21 août 2026, l’ONU a alerté sur la progression exponentielle du virus Ebola, qui a déjà causé plus de 2 500 décès dans le pays. Face à cette situation alarmante, les équipes médicales multiplient les contrôles dans le port de Maluku, un point d’entrée crucial pour les voyageurs en provenance de Kisangani, une ville de l’Est touchée par le virus.
Yves Matwa, un membre de l’équipe de dépistage, explique : « Ils viennent des zones à risque où il y a la maladie. À leur arrivée, nous devons faire un check-in. S’ils ne présentent aucun signe, nous les libérons. »
Une mission délicate
Chaque jour, des centaines de familles et de commerçants arrivent dans ce port après un long voyage. Sous une tente, les équipes contrôlent la température et les symptômes tels que la fièvre, la diarrhée et les saignements. L’objectif est de repérer et isoler rapidement les cas suspects.
Un médecin, masqué et en bottes, exprime son inquiétude : « Si un seul cas arrive à Kinshasa, ce sera catastrophique, car cela pourrait entraîner une multiplication rapide des cas. »
Engagement et défis sur le terrain
Cécile Kusangu, infirmière, travaille sur le terrain depuis dix jours et s’occupe des cas suspects. Elle déclare : « Ça ne nous fait pas peur, c’est notre mission. » Les soignants doivent également faire face à la désinformation parmi la population, certains doutant de l’existence même de la maladie.
Georges Balo, biologiste, s’inquiète pour sa famille vivant à Kisangani. « On ne fait que prier avec des mes barrières. J’espère que tout se passera bien, » dit-il.
Sur le fleuve Congo, aux portes de la capitale, les soignants retiennent leur souffle, conscients que chaque minute compte.
Source : Franceinfo



