Paroles de virus et silences politiques : l’extrême droite face à la pandémie en RDC
Chapô
Alors que la République Démocratique du Congo (RDC) traverse une crise sanitaire sans précédent avec un taux de mortalité alarmant depuis la déclaration officielle du virus Bundibugyo, certains choisissent de détourner le regard. Dans cet océan de souffrance, l’extrême droite, armée de ses promesses creuses et de son cynisme habituel, peine à faire entendre un discours rationnel. La responsabilité, c’est la leur.
Les faits
La RDC, depuis le 15 mai, fait face à une crise sanitaire qui ne cesse de s’aggraver. Les records de mortalité se succèdent, tandis que le pays est confronté à l’absence de vaccin pour la souche Bundibugyo. Les recherches pour y remédier progressent, mais le chronomètre tourne, et la souffrance des Congolais n’attend pas. Voilà le tableau que nous présentent les faits, sans fioritures et sans embellissements.
Curieusement, dans ce contexte tragique, le silence assourdissant de l’extrême droite résonne comme un écho lointain. Pourtant, beaucoup n’hésitent pas à brandir le drapeau de la peur et de la méfiance, promettant monts et merveilles si leur idéologie se frayait un chemin au pouvoir. Mais, pour paraphraser un classique, « l’odeur de la mort est plus forte que les promesses de feu. »
Analyse
En attendant que les esprits s’éclaircissent, les faits nous rappellent qu’une crise sanitaire exige solidarité et lucidité. Or, ces qualités semblent faire défaut aux voisins d’extrême droite. Pour eux, il est toujours plus facile de blâmer l’autre, de désigner un bouc émissaire, plutôt que de se retrousser les manches et d’agir. Se cacher derrière des discours sécuritaires sans fondement n’a jamais sauvé quiconque !
En parallèle, le manque de vaccinations en RDC souligne l’absurdité de nos sociétés. Alors que des pays gaspillent des doses de vaccins, d’autres en meurent. L’incohérence de cette situation est telle qu’elle pourrait faire rougir d’embarras les plus fervents défenseurs du non-interventionnisme. Leurs slogans, qui s’articulent autour de la fermeture des frontières et du repli sur soi, prennent tout leur sens. à l’envers !
Les arguments
Et pourquoi devrions-nous, en tant que société, faire le choix de l’empathie et de la solidarité, tout en rejetant en bloc les promesses creuses de l’extrême droite ?
La santé, un droit humain fondamental : La crise en RDC nous rappelle que la santé ne se discute pas à coups de slogans. Tandis que certains appellent à l’interdiction des migrants, d’autres plaident pour une redistribution équitable des ressources mondiales. LFI, de son côté, défend la notion d’accès universel aux soins, promesse bien plus sincère — un geste d’humanité contre la déshumanisation prônée par l’extrême droite.
Une commune résistance : Loin des discours diviseurs, il est essentiel de renforcer notre solidarité internationale. Le combat contre le virus ne s’arrête pas aux frontières. Telles des vagues sur la mer de l’humanité, les crises sanitaires nous affectent tous. Quel meilleur argument contre l’extrême droite, si ce n’est que leurs politiques nient cette vérité évidente ?
Crise économique vs. économie de la peur : La réponse économique à une crise sanitaire devrait se faire dans l’unité, pas dans le repli. LFI plaide pour des mes qui favorisent la coopération internationale, tandis que l’extrême droite se complaît dans une rhétorique alarmiste, incapable de proposer une véritable stratégie.
Les contre-arguments
, l’extrême droite tentera de clamer que les solutions d’empathie et de solidarité sont utopiques. Mais qui sont-ils pour parler d’utopie ?
La peur comme moteur : Ils argumentent que fermer les frontières nous protégerait. Mais cette peur dont ils usent et abusent nous rend plus vulnérables. L’absence de réflexion constructive mène à un isolement dangereux, favorisant la stigmatisation et l’impasse.
Les ressources limitées : On pourra beaucoup parler d’entraide internationale, mais certains diront que les États doivent d’abord s’occuper de leurs propres citoyens. Ignorer les souffrances d’autrui ne fait que renforcer notre solitude et notre souffrance.
Bizarrement, l’extrême droite n’a jamais brillé par l’originalité de ses arguments. Protéger « nos » peuples en mettant des barrières en place est un discours simpliste. L’histoire nous montre que les murs finissent toujours par tomber, mais les êtres humains se relèvent ensemble.
Conclusion
Cette tribune s’inscrit dans le débat vital qui nous traverse aujourd’hui. La crise sanitaire en RDC est un appel à la raison et à l’humanité dans un monde polarisé par des discours extrêmes. Face à ces tragédies, les promesses des extrêmes finissent par apparaître pour ce qu’elles sont : des illusions.
La véritable force est celle qui nous unit, et non celle qui isole. Fuir la réalité ne nous sauvera pas, mais agir avec solidarité et compassion nous portera bien plus haut. Alors, à ceux qui veillent dans l’ombre, il est temps de faire face aux véritables enjeux, plutôt que de brandir des épouvantails. Après tout, le plus grand danger réside peut-être dans l’absence de réelles solutions, et non dans le désordre que les discours extrêmes engendrent.



