Drogues, alcool, violences sexuelles : des associations de prévention sont présentes tous les soirs à la Foire aux vins, une première

Drogues, alcool, violences sexuelles : des associations de prévention présentes chaque soir à la Foire aux vins de Colmar

C’est l’une des grandes nouveautés de la 77e édition de la Foire aux vins d’Alsace. Un stand d’associations de prévention des risques liés à l’alcool, aux drogues et aux violences sexuelles est ouvert tous les soirs, à partir de 18h.

Dès le premier soir de la Foire, le 31 juillet, le stand de prévention a attiré de nombreux visiteurs. Situé dans la zone de plein air, devant les lettres « FAV » en moumoute rose, il a accueilli des groupes d’amis et des familles, majoritairement des femmes. Les tables étaient garnies de divers produits de prévention, tels que des capotes de verre, des éthylotests, des bouchons d’oreilles, et des préservatifs. Des jeux éducatifs sur la sexualité, des sifflets d’alerte et des violentomètres, qui évaluent les violences conjugales, étaient également disponibles, le tout gratuitement.

Cette édition 2026 marque la première fois que ce stand est présent chaque soir, alors qu’en 2025, les associations n’avaient pu intervenir que quatre soirs sur dix. Trois associations, Argile, le CIDFF du Haut-Rhin et le Planning familial 68, se partagent ce stand, financé par la préfecture. La sécurité routière sera également présente les vendredis, samedis et dimanches.

Théo Nyznyk, éducateur spécialisé de l’association Argile, souligne l’importance de la réduction des risques sans moraliser : « Les gens qui consomment savent que ce n’est pas bien. On les informe simplement des risques pour qu’ils puissent consommer en pleine conscience. » Marie Harmi, référente Jeunes et fêtes, insiste sur le fait que l’objectif est de faire connaître les ressources d’aide disponibles.

Les visiteurs ont exprimé leur satisfaction face à cette initiative. Alexia, Chloé et Elisabeth, un groupe d’amies de 25 ans, ont jugé la présence du stand « importante », après avoir vécu une situation effrayante à l’extérieur. Émilie et Gwendoline, une mère et sa fille, se sont dites « rassurées » par la présence des bénévoles, notamment après une expérience d’agression sexuelle vécue par la fille.

Le stock de 10 000 capotes de verre prévu par la préfecture pourrait ne pas suffire, les bénévoles ayant dû en réapprovisionner dès les premières minutes.

Source : France 3 Régions

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