Douze ans de prison pour un SDF reconnu coupable de viol à Rennes sur une femme inerte.

Douze ans de prison pour le SDF qui avait violé une femme

Douze ans de prison pour un SDF ayant violé une femme « inanimée » à Rennes

La cour criminelle départementale d’Ille-et-Vilaine a condamné le vendredi 28 août 2026 un sans domicile fixe de 41 ans pour avoir violé une femme très alcoolisée place Pasteur, à Rennes, le 29 juillet 2024.

La police a été alertée le 29 juillet 2024 par un « appel d’urgence » vers 23h. Un habitant du centre-ville a signalé avoir assisté à un viol. À leur arrivée, cinq minutes plus tard, les fonctionnaires ont retrouvé une femme « inanimée » allongée sur un banc. Un suspect, âgé de 39 ans à l’époque, a été immédiatement placé en garde à vue, alcoolisé, avant d’être mis en examen pour « viol sur une personne vulnérable » et placé en détention provisoire.

Le SDF mis en cause a toujours nié les faits de « viol », affirmant que lui et la victime n’avaient fait qu’ »échanger des bisous ». Il a déclaré : « J’ai éjaculé sur moi mais il n’y a pas eu de rapports. » Il a également contesté que la femme était « inerte », admettant seulement qu’il ne s’était « peut-être pas rendu compte » de son état d’inconscience. À noter qu’il avait été libéré de prison trois mois avant les faits, après avoir purgé une peine de trois ans pour des « violences conjugales ».

Un riverain, à l’origine de l’appel à la police, a rapporté avoir vu « entre quinze et vingt mouvements de va-et-vient » de l’homme sur la femme « inerte sur un banc ». La victime, qui n’avait pas été partie prenante à la procédure, s’est finalement présentée au procès de son agresseur le 27 août au Parlement de Bretagne. Elle a déclaré ne garder aucun souvenir de cette soirée, si ce n’est de s’être « réveillée aux urgences ».

La veille des faits, elle avait été hospitalisée avec trois grammes d’alcool par litre de sang. Elle a mentionné avoir commencé à boire à l’âge de 8 ans. À l’époque, elle vivait une situation « très précaire », mais a affirmé aller « mieux » aujourd’hui. Lors d’une intervention, elle a exprimé son souhait que « tout le monde soit heureux ».

L’avocat général a fait état de « la certitude d’une éjaculation externe ». Bien que des traces de sperme aient été trouvées sur les sous-vêtements de la victime, cela « n’exclut pas du tout la pénétration sexuelle ». Il a requis douze ans de réclusion criminelle pour « viol sur personne vulnérable » ou, à minima, pour « tentative ».

Les avocates de la défense ont soutenu qu’il n’y avait eu qu’une « agression sexuelle », citant l’absence de « lésion vaginale » et d' »aucune trace de sperme sur la peau » de la victime. Cependant, la cour criminelle s’est alignée sur l’avis de l’avocat général, condamnant le mis en cause à douze ans de réclusion criminelle et à une interdiction définitive du territoire français. Son nom a également été inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles.

(Avec AP et GF / PressPepper)

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