Dormir mal ne fatigue pas seulement : certains symptômes pourraient annoncer une hypertension
Une étude récente présentée au congrès SLEEP 2026 révèle que la qualité du sommeil et la vigilance diurne peuvent être des indicateurs importants de la santé cardiovasculaire. La recherche, menée par des chercheurs de la cohorte Penn State, a examiné le lien entre des troubles du sommeil spécifiques et le risque de développer une hypertension artérielle.
Une somnolence diurne comme signal d’alerte
L’étude a impliqué 1 741 adultes, dont 786 participants ne présentant pas d’hypertension au départ, suivis pendant une moyenne de 7,5 ans. Tous les participants ont été soumis à un enregistrement polysomnographique de huit heures. Les chercheurs ont mis en avant un symptôme fréquent : la somnolence diurne excessive, définie par une envie importante de dormir ou des accès de sommeil incontrôlables. Les résultats ont montré que ces individus avaient un risque 52 % plus élevé d’être déjà hypertendus et un risque 74 % plus élevé de développer une hypertension au cours du suivi, en comparaison avec ceux ne souffrant pas de somnolence excessive.
L’association de deux symptômes accentue le risque
Les chercheurs ont également évalué le temps nécessaire pour s’endormir, considérant qu’une latence d’endormissement d’au moins 30 minutes indiquait des difficultés significatives à trouver le sommeil. La combinaison de la somnolence diurne excessive et d’une latence d’endormissement prolongée a révélé un risque plus de deux fois supérieur d’être déjà hypertendu, ainsi qu’un risque trois fois plus élevé de développer une hypertension dans les années suivantes.
Le Dr Alexandros Vgontzas, auteur principal de l’étude, a souligné que ce groupe de personnes pourrait représenter un état d’hyperéveil, où l’organisme reste en alerte malgré le besoin de dormir. Les résultats de cette étude nécessitent une validation par une publication dans une revue scientifique avec comité de lecture.
En conclusion, des symptômes tels qu’une fatigue persistante durant la journée ou des difficultés répétées à s’endormir ne doivent pas être ignorés, surtout lorsqu’ils s’installent dans la durée.
Source : SLEEP 2026, Penn State College of Medicine.