Guerre en Iran : Donald Trump revendique le contrôle du détroit d’Ormuz
Le président américain Donald Trump a déclaré, lors d’un meeting à Garden City (New York) le 14 août 2026, qu’il envisagerait de déclarer le détroit d’Ormuz « territoire des États-Unis » une fois l’Iran vaincu. Cette annonce, faite sur un ton oscillant entre provocation et humour, suscite des réactions au sein de la communauté internationale.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20% du pétrole brut mondial, est devenu un point de tension majeur depuis l’escalade militaire de février 2026. Ce goulet stratégique fait l’objet d’un blocus réciproque, exacerbant les conflits dans la région.
Trump, s’exprimant aux côtés de responsables judiciaires et du FBI, a relancé les tensions avec Téhéran en affirmant : « Une fois que nous aurons fini de battre l’Iran, bientôt je déclarerai le détroit d’Ormuz comme étant un territoire des États-Unis ». Cette déclaration survient dans un contexte où les États-Unis cherchent à renforcer leur position militaire dans la région.
Téhéran a réagi fermement, affirmant que le détroit reste sous souveraineté iranienne. Hossein Taeb, un haut responsable des Gardiens de la révolution, a confirmé cette position, tandis que le porte-parole diplomatique Ismaïl Baghaï a évoqué des discussions avec le sultanat d’Oman pour sécuriser un corridor maritime, écartant tout dialogue avec Washington.
Le conflit, qui a déjà causé des dizaines de morts et immobilisé plus de 100 pétroliers et cargos, s’est intensifié après l’échec des négociations en début d’année. En réponse à cette situation, le département du Trésor américain a renforcé ses sanctions économiques contre l’Iran, visant à limiter les exportations d’hydrocarbures du pays.
Aucune clarification formelle n’a été apportée par la Maison-Blanche ou le Pentagone concernant les intentions derrière cette déclaration. Sur le plan du droit international, le détroit d’Ormuz est partagé entre les eaux territoriales de l’Iran et d’Oman, ce qui rend toute revendication de souveraineté américaine contestable.
Source : AFP


