Les États-Unis ne sont pas une vache à lait : Trump menace l’UE après l’amende record infligée à Google

Après l’amende record de 890 millions d’euros infligée à Google par l’Union européenne, le président américain Donald Trump a menacé les Vingt-Sept de représailles commerciales. Il a dénoncé ce qu’il considère comme une politique discriminatoire envers les entreprises technologiques américaines, annonçant le lancement immédiat d’une enquête commerciale et promettant de futurs droits de douane punitifs contre l’UE.

« L’Union européenne va payer un très lourd prix pour ce comportement illégal et hautement immoral, contre lequel je l’ai constamment mise en garde », a déclaré Trump dans un post sur son réseau social Truth Social, réagissant à la décision de Bruxelles. L’UE a imposé cette amende à Google pour des infractions liées à la concurrence dans la recherche en ligne et l’application Google Play, marquant ainsi le montant le plus élevé jamais infligé à une entreprise en vertu du règlement européen sur les marchés numériques (DMA).

Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission européenne chargée du Numérique, a précisé que cette décision vise à garantir un terrain de jeu équitable pour toutes les entreprises en ligne.

La Maison-Blanche prépare la riposte

La réaction de Trump était attendue, d’autant plus que 25 parlementaires républicains lui avaient récemment demandé d’agir contre l’UE si celle-ci continuait à adopter des lois jugées discriminatoires dans le secteur numérique. Trump a accusé l’Europe de considérer les États-Unis comme une « vache à lait » et a menacé d’imposer des droits de douane « substantiels dans les plus brefs délais ». Il a également annoncé le lancement d’une enquête sous l’article 301 de la loi commerciale américaine, qui permet d’imposer des tarifs douaniers pour protéger les entreprises américaines.

Le gouvernement américain a aussi annoncé un nouveau régime de taxes douanières pour une soixantaine d’économies, y compris l’UE, bien que ces taxes ne dépassent pas, pour l’instant, le plafond de 15% fixé l’année précédente lors d’un accord.

Cette amende pourrait-elle compromettre l’accord fragile de Turnberry ? Jamieson Greer, représentant de la Maison-Blanche au Commerce, a indiqué que cette sanction représente un véritable risque pour la stabilité transatlantique.

Source : BFM TV

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