Boudé par les artistes depuis la tentative du président américain d’associer son nom à Kennedy sur le bâtiment, l’attractivité du lieu est en chute libre.
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Le conseil d’administration du Kennedy Center a voté le 11 septembre la fermeture immédiate de ce haut lieu culturel de Washington, que Donald Trump, qui le dirige depuis 2025, menace de ne pas rouvrir s’il n’obtient pas l’apposition de son nom sur le bâtiment.
L’annonce de la fermeture, relayée par le président américain sur sa plateforme Truth Social, a été faite peu après qu’un juge fédéral a statué que le nom de Donald Trump ne pouvait être réinscrit sur le bâtiment sans l’accord du Congrès.
La décision de fermeture a été votée « à la quasi-unanimité » et se fonde sur des « raisons de sécurité », selon Trump. Il a conditionné la reprise des travaux de rénovation à une décision judiciaire favorable, stipulant que si celle-ci était négative et non annulée par la Cour suprême, la reconstruction et la rénovation ne se feraient pas.
Le juge Christopher Cooper a statué que l’inscription d’hommages au président Trump sur le bâtiment était interdite sans l’accord du Congrès. Trump a pris le contrôle du Kennedy Center après son retour à la Maison Blanche, promettant de le « remettre sur le droit chemin » avec une programmation « pas woke ».
Le Kennedy Center, qui a déjà retiré toute référence à Trump, a annoncé son intention de faire appel de la décision du juge Cooper. La vice-présidente chargée des relations publiques a déclaré à l’AFP qu’ils s’efforceront de faire reconnaître la contribution historique de Trump à la revitalisation de l’institution.
Depuis la prise de contrôle par Trump, de nombreux artistes boudent le Kennedy Center, entraînant une chute des ventes de billets et des collectes de fonds. La fermeture a été décidée alors que le conseil d’administration devait examiner plusieurs propositions visant à faire référence à Trump.
Source : Franceinfo.
