Donald Trump et sa salle de bal : l’étrange argument sécuritaire avancé devant la justice
Donald Trump a récemment publié une vidéo sur son réseau Truth Social, dans laquelle il apparaît aux côtés de George Washington, soulevant des questions sur la construction d’une salle de bal à la Maison-Blanche. Ce projet, qui suscite des critiques au sein de l’opposition démocrate ainsi que parmi des architectes et des historiens, est défendu par Trump et ses conseillers comme essentiel pour la sécurité nationale.
Contexte factuel
La salle de bal envisagée aurait une superficie de plus de 8 000 m² et un coût estimé à plus de 900 millions de dollars. La démolition de l’aile Est, prévue pour octobre 2025, constitue le plus grand chantier sur le site depuis plus d’un siècle. Cependant, les travaux ont démarré sans autorisation préalable, entraînant plusieurs recours juridiques. En décembre 2025, le National Trust a demandé à la cour fédérale de suspendre le chantier tant qu’il n’aurait pas reçu l’aval du Congrès.
Un juge fédéral avait déjà ordonné la suspension des travaux, décision confirmée par la Cour d’appel de Washington le 7 août, qui a également imposé un délai jusqu’au 21 août pour la suspension. Trump a alors porté l’affaire devant la Cour suprême le 14 août, marquant la première fois que cette institution se prononce sur un projet majeur de son administration.
Données ou statistiques
Le secrétaire à l’Armée, Daniel P. Driscoll, a déclaré sous serment que la construction de la salle de bal était nécessaire pour protéger la Maison-Blanche d’éventuelles attaques, en évoquant des tentatives d’assassinat passées. Il a expliqué que l’architecture du projet permettrait d’optimiser la sécurité en créant une « distance de sécurité » lors d’une explosion.
Conséquence directe
Les travaux de la salle de bal, prévus pour s’achever à l’été 2028, dépendent désormais des décisions judiciaires qui détermineront si le projet pourra aller de l’avant.
Source : L’Express



