Donald Trump demande à l’Europe de rembourser l’aide militaire à l’Ukraine
Le président américain Donald Trump a exprimé, le 3 septembre, son intention de demander aux pays européens de rembourser l’aide militaire fournie à l’Ukraine durant la présidence de Joe Biden. Cette déclaration souligne sa volonté de faire peser un coût plus lourd sur les alliés européens concernant le soutien à Kiev.
Cette annonce intervient alors que les émissaires américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, sont attendus en Ukraine pour proposer un plan visant à mettre fin au conflit avec la Russie, après avoir rencontré Vladimir Poutine à Moscou.
Au 31 mars 2026, le Congrès américain avait débloqué 195 milliards de dollars pour des dépenses liées à la guerre en Ukraine, selon l’inspecteur général spécial de l’opération Atlantic Resolve. Ce montant inclut non seulement l’aide militaire directe à Kiev, mais également des dépenses liées à la présence militaire américaine en Europe. L’Institut de Kiel estime que l’aide destinée directement à l’Ukraine s’élève à environ 127 milliards de dollars.
Une part significative des fonds a été utilisée pour rémunérer des usines américaines produisant des armes destinées à l’Ukraine ou pour reconstituer les stocks d’armement américain.
Avec le retour de Trump à la Maison-Blanche prévu en janvier 2025, les nouvelles lois ou autorisations d’aide significative à l’Ukraine ont été suspendues, bien que certaines aides votées sous Biden soient encore en cours d’acheminement.
Dans ce contexte, Trump a affirmé que les États-Unis disposent de réserves militaires suffisantes, rejetant les inquiétudes concernant un éventuel épuisement des stocks. Cependant, des sources rapportent que l’armée américaine aurait consommé une part importante de ses missiles à longue portée, soulevant des préoccupations sur les capacités de l’armée américaine, notamment en ce qui concerne les missiles de défense aérienne.
Cette pression accrue sur les pays européens pour qu’ils contribuent davantage au soutien à l’Ukraine pourrait avoir des répercussions sur les relations transatlantiques et la dynamique de l’aide internationale à Kiev.
Source : L’Express

