Donald Trump annonce une réduction des exercices militaires avec la Corée du Sud
Donald Trump a déclaré qu’il allait « réduire considérablement » la participation des États-Unis aux exercices militaires annuels avec la Corée du Sud, qui ont débuté le 17 août. Il a invoqué sa « très bonne relation avec Kim Jong Un », le dirigeant nord-coréen, pour justifier cette décision.
Les manœuvres de cette année, prévues sur onze jours, doivent prendre en compte l’expérience acquise par les troupes nord-coréennes aux côtés de l’armée russe sur le front ukrainien. Baptisés « Ulchi Freedom Shield », ces exercices devaient initialement mobiliser 18 000 soldats sud-coréens et des effectifs issus des 28 500 hommes du contingent américain stationnés en Corée du Sud. Le ministère de la Défense sud-coréen a confirmé que ces manœuvres avaient commencé « comme prévu ».
Cette annonce, faite via la plateforme Truth Social, s’inscrit dans une série de décisions controversées de Trump depuis son retour à la Maison-Blanche en 2025. Il a qualifié ces exercices de « coûteux » et a affirmé qu’ils « envoient un signal totalement inapproprié et hostile » envers la Corée du Nord, un pays qui, selon lui, « s’est montré non menaçant et respectueux » depuis son mandat.
Les exercices militaires réguliers visent à renforcer la défense contre la Corée du Nord, qui continue de multiplier ses essais de missiles et est dotée de l’arme nucléaire. Dans ce contexte, le colonel Ryan Donald, porte-parole du Commandement combiné des forces américaines et sud-coréennes, a souligné que les capacités de la Corée du Nord avaient été modifiées par son soutien à la Russie.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a récemment accusé Pyongyang de se préparer à envoyer entre 30 000 et 50 000 soldats supplémentaires pour soutenir les forces russes. Cette dynamique a été renforcée par les déclarations de Kim Jong Un, qui a exprimé sa fierté de la relation avec la Russie.
Enfin, Trump a également mentionné la non-participation de Séoul aux opérations militaires américaines contre l’Iran pour justifier la réduction de la participation américaine. Le président sud-coréen Lee Jae Myung, qui a pris ses fonctions en juin 2025, a adopté une approche plus conciliatrice envers la Corée du Nord, offrant des pourparlers sans conditions préalables, mais n’a pas reçu de réponse favorable de Pyongyang.
La présidence sud-coréenne a déclaré qu’elle allait « se coordonner étroitement » avec les États-Unis concernant les exercices militaires conjoints et espère que la relation personnelle entre Trump et Kim Jong Un mènera à « un dialogue constructif ».
Source : La Croix



