À Versailles, Donald Trump savoure un accueil digne des rois
Accueilli avec faste à Versailles après le G7, Donald Trump a bénéficié d’une attention particulière de la part des autorités françaises. Entre satisfecit diplomatiques, démonstration de proximité avec Emmanuel Macron et dispositif sécuritaire imposant, sa visite n’a pas laissé les Versaillais indifférents.
Avec plus d’une heure de retard sur le planning, Donald Trump quittait Evian, visiblement satisfait. Direction Versailles, la Cour du Roi-Soleil. Pour le président américain, friand de fastes et de dorures, la visite incluait un passage par la Galerie des Glaces, un mini-concert à la Chapelle royale et un dîner de prestige.
Ce G7 en France a été organisé de manière à le satisfaire. Lors de son arrivée ce mercredi 17 juin, déjà en retard à une réunion de travail, il a affirmé : « Je suis le patron. » L’imprévisible président américain est resté courtois avec son hôte français et détendu avec la presse. Ce sommet a également soutenu l’accord qu’il a négocié pour mettre fin à la guerre en Iran, un point qu’il a souligné en louant le travail d’Emmanuel Macron.
Satisfaction affichée aussi par Emmanuel Macron, qui a mis en avant le revirement de Donald Trump en faveur de l’Ukraine. Le président français a déclaré : « J’ai toujours eu confiance dans le président Trump parce que je lui ai toujours dit les choses. Quand nous avons des désaccords, nous les assumons. Mais quand il s’est engagé vis-à-vis de nous, il a toujours fait ce à quoi il s’est engagé. »
Pour les Versaillais, dont la journée a été compliquée par le dispositif sécuritaire, cet accueil en grande pompe divise. Un riverain a commenté : « C’est sans doute excessif, mais comme c’est un personnage déjà un peu excessif lui-même, ça va très bien ensemble. » Un autre a ajouté : « C’est une très bonne chose, comme ça au moins il est dans la Cité des Princes, on va voir des rois. »
Aucune indiscrétion n’a filtré concernant le menu du dîner, notamment sur la présence éventuelle de vins et de champagnes français que Donald Trump a menacé de taxer à nouveau cette semaine.
Source : Franceinfo
