L’été 2010 : la mort politique de Dominique Strauss-Kahn
L’été 2010 marque un tournant décisif dans le paysage politique français. Dominique Strauss-Kahn, alors favori pour la présidence de la République, est accusé depuis mai d’une tentative de viol sur une femme de chambre à New York. Bien que le procureur ait abandonné les poursuites pénales le 23 août, cette affaire a scellé la fin de sa carrière politique. Strauss-Kahn a déclaré : « C’est une faute morale et je crois que je n’ai pas fini de la regretter. »
Nicolas Sarkozy, pas encore candidat
Dans ce contexte tumultueux, Nicolas Sarkozy, président en exercice, ne s’est pas encore déclaré candidat à sa réélection. Il a retiré les troupes françaises d’Afghanistan après un attentat-suicide ayant coûté la vie à cinq militaires. Pendant ce temps, il profite de l’été pour se ressourcer au Cap Nègre, envoyant des cartes postales à ses proches.
Multiples candidatures à gauche
L’été 2010 voit également l’émergence de plusieurs candidatures pour la première primaire socialiste en France. Des figures comme Martine Aubry, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Ségolène Royal, Jean-Michel Baylet et François Hollande se positionnent pour succéder à Strauss-Kahn. Jean-Luc Mélenchon, lors d’un meeting à Paris, appelle à un changement radical : « Tournez la page de cet ordre absurde d’un capitalisme fou ! ».
En parallèle, Marine Le Pen, candidate depuis mai, présente son programme, affirmant que « c’est notre devoir d’anticiper cette sortie de l’euro. »
Conséquences politiques
Au soir du premier tour de l’élection présidentielle de 2012, François Hollande devance Nicolas Sarkozy d’une courte tête, tandis que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen recueillent respectivement 11 % et 17 % des voix. Finalement, Hollande sera élu président avec 52 % des voix.
Source : France Inter



