Intelligence artificielle : ces zones d’ombre de l’utilisation des données par Doctolib

Intelligence artificielle : les zones d’ombre de l’utilisation des données par Doctolib

Dans un contexte de développement rapide des technologies numériques, Doctolib a récemment annoncé le lancement d’un programme de recherche visant à « améliorer les parcours de soins grâce à l’intelligence artificielle ». Ce projet, débuté en août et prévu pour durer trois ans, repose sur l’utilisation des données personnelles de plus de 50 millions d’utilisateurs de la plateforme de prise de rendez-vous en ligne. L’objectif est d’étudier la manière dont des outils d’IA peuvent anticiper certains risques en s’appuyant sur l’historique médical des patients.

Ce programme implique la réalisation d’une thèse par une doctorante, en collaboration avec deux chercheurs d’une équipe commune à l’Inria, l’Inserm et l’université Paris-Cité, ainsi que deux représentants de Doctolib. Cependant, l’initiative soulève des préoccupations quant à la gestion des données sensibles.

Le champ des données collectées est étendu, englobant les antécédents médicaux, l’état de santé général, les diagnostics, ainsi que des documents et imageries médicales, tels que des radios et des analyses sanguines. Doctolib affirme se conformer à la méthodologie MR-004, établie par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui encadre la recherche en santé à caractère d’intérêt public.

Malgré cette conformité, des questions persistent quant à la transparence et à l’information des patients concernant l’utilisation de leurs données. Les enjeux liés à la protection de la vie privée et à la sécurité des informations médicales demeurent cruciaux dans ce type de projet.

Source : L’Humanité

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