Handicap : Doctolib incite les soignants à renseigner l’accessibilité de leur cabinet
Trouver un rendez-vous de santé est souvent un parcours du combattant. Pour les 13 millions de Français en situation de handicap, cette difficulté se prolonge lors de l’arrivée au cabinet médical : entrer, circuler, s’installer et être examiné deviennent des épreuves lorsque les établissements ne sont pas entièrement accessibles. Afin d’améliorer cette situation, la plateforme de réservation en ligne Doctolib a lancé une mobilisation européenne auprès de 520 000 professionnels de santé en France, en Allemagne et en Italie, leur demandant de compléter les informations d’accessibilité de leurs cabinets. Ces données seront intégrées à la recherche de rendez-vous d’ici fin 2026.
Ce dispositif est particulièrement attendu par Michaël Jeremiasz, ancien champion de tennis en fauteuil roulant et président de l’association « Comme les Autres ». Récemment, il a rencontré des difficultés d’accès à un cabinet médical en raison de deux marches à l’entrée. Il souligne : « Pour vous, ce n’est pas beaucoup deux marches, mais pour moi c’est un mur. » Après avoir évoqué la possibilité d’installer une rampe, il a constaté qu’une solution avait été mise en place à son retour pour son opération.
Doctolib encourage tous les soignants à renseigner les critères d’accessibilité de leur cabinet médical, tels que la présence d’un parking adapté, d’un ascenseur, d’un interphone ou d’une table d’examen à la bonne hauteur. Les patients pourront ainsi filtrer leurs demandes de rendez-vous selon ces critères. Bettina Reveyron, directrice de l’Impact Social chez Doctolib, a déclaré : « Ça paraît très simple, mais aujourd’hui, des millions de personnes retardent ou renoncent à se soigner par manque d’informations. Donc ça nous semblait essentiel de remédier à ça à notre échelle. »
En 2022, 15 % des personnes de 16 à 64 ans en situation de handicap ont renoncé à des soins médicaux, contre 7 % pour l’ensemble de la population, soulignant l’importance de l’accessibilité dans le parcours de soins.
Source : France Inter
