Pourquoi les lits d’hôpital disparaissent en France
Publié le 23/05/2026 à 17:15
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Le député écologiste Benjamin Lucas-Lundy a récemment accusé le président Emmanuel Macron d’avoir fragilisé l’hôpital public en procédant à la fermeture de lits. Bien que les chiffres confirment une baisse des capacités d’hospitalisation, cette évolution s’inscrit dans une transformation plus large du système de santé.
En effet, selon Benjamin Lucas-Lundy, lors d’une intervention le 14 mai dernier sur TF1, la politique de santé du gouvernement, depuis dix ans, nuirait à la qualité et à l’offre des soins. En examinant les données, il apparaît qu’en dix ans, la France a perdu plus de 43 000 lits d’hospitalisation complète, ce qui représente une baisse de 10,5 %. Cependant, il est également important de noter que le nombre de lits d’hospitalisation pour les soins de jour a augmenté de 32 % sur la même période. Cela signifie moins de lits pour une hospitalisation nocturne, mais davantage de places pour des soins durant la journée.
Cette tendance, souvent qualifiée de « virage ambulatoire », indique une évolution vers des soins qui permettent aux patients de rentrer chez eux le soir. Carine Milcent, chercheuse au CNRS spécialisée dans les systèmes de santé, souligne que le besoin en lits d’hôpital a diminué grâce aux progrès techniques et à des chirurgies moins lourdes, facilitant ainsi la récupération à domicile.
Il est aussi à noter que cette transformation a débuté avant la présidence d’Emmanuel Macron. La Cour des comptes a observé que ce virage est commun à de nombreux pays européens. En 2019, la France comptait 5,8 lits d’hospitalisation pour 1 000 habitants, un chiffre supérieur à la moyenne de ses voisins européens, qui s’élevait à 4,1 lits pour 1 000 habitants.
Ainsi, bien que les fermetures de lits soient réelles, elles s’inscrivent dans une dynamique plus large de transformation du système hospitalier, engagée bien avant l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir.
Source : Franceinfo
