Disparition de Lyhanna : le principal suspect mis en examen pour enlèvement

Disparition de Lyhanna : le principal suspect mis en examen pour enlèvement

Le suspect interpellé samedi dans le cadre de la disparition de Lyhanna, collégienne de 11 ans portée disparue dans le Gers depuis trois jours, a été mis en examen lundi 1er juin pour enlèvement et placé en détention provisoire, tandis que les recherches se poursuivent aux alentours du bourg de Fleurance.

« Il a été mis en examen pour enlèvement, séquestration de mineure de 15 ans », a déclaré le procureur d’Agen, Olivier Naboulet. Le mis en cause, âgé de 41 ans et habitant dans le Gers à proximité de Fleurance, a un casier judiciaire vierge. Il n’a pas souhaité s’exprimer devant le magistrat, ni répondre à d’éventuelles questions.

En garde à vue depuis samedi à la mi-journée, le suspect a été transféré lundi après-midi vers le pôle criminel du tribunal judiciaire d’Agen. Selon le père de Lyhanna, sa fille et celle du suspect sont amies et scolarisées dans le même collège, les deux familles se connaissant depuis plusieurs années.

L’adolescente a été vue pour la dernière fois vendredi vers 15 heures devant son collège à Fleurance, un bourg de 6 000 habitants situé à 80 km à l’ouest de Toulouse. L’avocat de la famille de Lyhanna a indiqué que la seule attente de ses proches est de retrouver la jeune fille, affirmant que « c’est la seule chose qu’on veut, le reste n’est qu’accessoire ».

Sur BFMTV, le conseil a précisé n’avoir pas encore eu accès au dossier d’enquête, ajoutant que les parents de Lyhanna avaient arrêté « tout contact » avec le suspect après avoir eu « quelques doutes » sur ses agissements lors d’une « soirée pyjama » à son domicile. Dimanche, la procureure d’Auch, Clémence Meyer, a annoncé que l’homme avait déclaré avoir déposé Lyhanna à la piscine de la commune, des déclarations jugées « incohérentes et imprécises ».

À Fleurance et dans les environs, les efforts de recherche pour retrouver Lyhanna ont été renforcés avec le renfort d’un escadron de gendarmes mobiles, portant à « 170-180 » le nombre de membres des forces de l’ordre mobilisés pour « maximiser notre couverture terrain », a indiqué le colonel Philippe de Laforcade, commandant du groupement de gendarmerie du Gers.

« On ne s’inscrit pas dans une notion de durée déterminée, on fait la mission (…) maintenir l’effort, c’est ce qu’on doit aux familles, c’est ce qu’on doit à Lyhanna, à sa famille et à la population de Fleurance qui est venue nous aider », a souligné l’officier. Des habitants de la commune ont participé à une battue organisée par les gendarmes, permettant de prélever « un certain nombre d’objets, d’indices ».

Les enquêteurs ratissent les environs de Fleurance : une rivière et des lacs ont été sondés par des plongeurs, des chiens de recherche, des drones et un hélicoptère ont également été déployés. Lundi, les recherches étaient orientées vers des bois au sud du bourg et d’autres zones environnantes. Le colonel de Laforcade a demandé à la population de « ne pas engager de recherche collective de façon autonome » tout en n’excluant pas de relancer des recherches citoyennes sous l’autorité du procureur de la République d’Agen.

Une réunion d’une quarantaine de maires et d’adjoints de la communauté de communes de la Lomagne gersoise a eu lieu lundi soir pour faciliter la « cohésion d’ensemble » et la diffusion des informations, a expliqué le maire Gregory Bobbato, qui a également exprimé la solidarité des élus. « Les Fleurantains sont sous le choc de l’annonce », a-t-il déclaré, insistant sur le rôle des élus en tant qu’interface entre les forces de l’ordre et la population.

Source : La Croix

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