Disparition de Lyhanna : la justice face à ses failles dans la protection des enfants victimes de violences
Depuis une semaine, Lyhanna, âgée de 11 ans, reste introuvable. La collégienne a été aperçue pour la dernière fois à la sortie de son établissement, montant dans la voiture d’un homme de 41 ans. Cet individu, qui connaissait l’enfant par l’intermédiaire de sa propre fille, a été mis en examen pour enlèvement et séquestration, et placé en détention provisoire. Il conteste toute implication et demeure présumé innocent.
L’homme en question n’est pas étranger aux services de police. En 2021, la région Occitanie avait mis fin à son contrat d’agent de maintenance dans des lycées après un signalement concernant un « comportement inapproprié » envers une élève. De plus, une procédure avait été ouverte en 2022 pour des faits présumés de viol sur mineure de moins de 15 ans.
Cette affaire soulève des questions sur les mécanismes de protection des enfants en France. Les statistiques montrent que les violences faites aux mineurs restent une problématique préoccupante, avec des milliers de cas signalés chaque année. Selon une enquête de l’INSEE, près de 10% des enfants et adolescents ont déclaré avoir été victimes de violences physiques ou psychologiques.
La disparition de Lyhanna met en lumière les failles dans le système de protection des mineurs et appelle à une réflexion sur la manière dont les autorités gèrent les alertes concernant des comportements suspects.
Source : L’Humanité
