La disparition de François Patriat nous ressoude encore plus
À l’approche des sénatoriales prévues le 27 septembre prochain, le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI) se trouve confronté à des enjeux cruciaux, tant en ce qui concerne l’avenir du groupe que le paysage politique post-Macron. La récente disparition de François Patriat, figure emblématique du macronisme, a accentué ces préoccupations.
François Patriat, ancien sénateur de la Côte-d’Or, est décédé le 19 août dernier. Bien qu’il ait décidé de ne pas se représenter, son décès a créé un vide au sein du groupe qu’il avait cofondé en 2017. Le RDPI, qui regroupe 19 sénateurs, dont une majorité issus de la gauche, doit faire face à un renouvellement de 11 sièges, représentant près de 58 % de sa composition actuelle. Parmi ces sénateurs, trois, à savoir Bernard Buis (Drôme), Nicole Duranton (Eure) et Patricia Schillinger (Haut-Rhin), ne se représenteront pas.
La situation est délicate pour le groupe RDPI, dont l’existence pourrait théoriquement être remise en question si tous les sièges renouvelables étaient perdus. Lors de ses derniers échanges, François Patriat avait exprimé une certaine inquiétude quant à la survie du groupe, mais il avait également fait preuve d’optimisme, estimant que le groupe pourrait conserver entre 16 et 20 membres.
La disparition de François Patriat a suscité une réflexion sur l’identité et l’avenir du RDPI. Plusieurs sénateurs, tels que Martin Lévrier et Xavier Iacovelli, ont affirmé qu’un fort sentiment d’appartenance au groupe s’est renforcé depuis son décès. Lévrier a souligné que cette tragédie a « ressoudé » les membres, évoquant un devoir de mémoire important.
Les sénateurs ultramarins, qui représentent près de la moitié du groupe, sont également au cœur des préoccupations. Malgré les incertitudes, les membres du RDPI ne prévoient pas de départ massif de ces sénateurs, qui ont bénéficié de postes influents au sein du gouvernement.
En parallèle, les sénateurs se préparent à une période de transition politique, anticipant des changements potentiels après la prochaine présidentielle. L’avenir du RDPI et son positionnement politique pourraient être redéfinis en fonction des résultats de cette élection.
Pour l’instant, le groupe RDPI se concentre sur les prochaines élections sénatoriales, avec l’espoir de maintenir sa stabilité et de pérenniser l’héritage de François Patriat.
Source : Public Sénat

