Discothèques, applis de rencontre, primes : ces idées surprenantes des Etats pour relancer la natalité – L'Express

Discothèques, applis de rencontre, primes : ces idées surprenantes des États pour relancer la natalité

En février, le gouvernement français a présenté un plan pour lutter contre la baisse de la natalité. Ce plan comprend l’instauration d’un congé parental au 1er juillet, une meilleure prise en charge de la congélation des ovocytes, un bilan de fertilité et une mise à jour du programme scolaire. À partir de l’été 2026, le gouvernement enverra également une lettre aux jeunes de 29 ans pour les sensibiliser à ces enjeux. D’autres pays adoptent des approches variées pour inciter leurs citoyens à avoir des enfants.

Éducation sexuelle et discothèques

Plusieurs pays ont modifié leurs programmes éducatifs pour les orienter vers des thématiques favorables à la fertilité. La Chine, qui a mis fin à sa politique de l’enfant unique, cherche à relancer sa natalité, actuellement à 0,8 enfant par femme. Depuis 2024, les établissements d’enseignement supérieur doivent dispenser une « éducation à l’amour ». En Russie, le ministère de l’Éducation a proposé d’instaurer des « discothèques scolaires » pour favoriser les rencontres entre jeunes.

En Lituanie, la ministre de la Sécurité sociale a également suggéré de relancer les « discothèques traditionnelles » pour adultes, afin de remédier aux difficultés des jeunes à établir des relations amoureuses.

Applications de rencontre

Au Japon, où 38 % de la population a plus de 65 ans, la préfecture de Kochi finance les abonnements des jeunes aux applications de rencontre, avec une enveloppe de 20 000 yens (107 euros) par personne. L’objectif est d’encourager les rencontres sérieuses en excluant des plateformes comme Tinder. Cette initiative n’est pas sans précédent, car Tokyo avait déjà lancé une application de rencontre en 2024, nécessitant un certificat de célibat pour s’inscrire.

Moins d’impôts et plus d’allocations

De nombreux pays, conscients que des raisons financières freinent les couples dans leur désir d’enfant, proposent des réductions d’impôts. En Hongrie, 5 % du PIB est consacré aux politiques natalistes, et les mères ayant deux enfants ou plus sont exonérées d’impôt sur le revenu à vie. De plus, un « prêt bébé » de 25 000 euros a été instauré, transformable en don si les couples s’engagent à avoir trois enfants.

En Corée du Sud, le gouvernement offre 1 million de wons (593 euros) mensuels pendant un an aux parents d’un nouveau-né. L’entreprise Booyoung participe également à cet effort en offrant 70 000 euros à ses employés qui accueillent un enfant.

En Italie, où le taux de natalité est de 1,3 enfant par femme, une allocation mensuelle de 200 à 250 euros est versée aux nouveaux parents, durant la grossesse et jusqu’aux 21 ans de l’enfant.

Ces mes, bien que variées, soulignent les défis que rencontrent de nombreux pays face à la baisse des naissances. Selon une étude citée dans le Guardian, plus de 40 % des femmes dans trois quarts des pays interrogés finissent leur période de fécondité avec moins d’enfants qu’elles ne le souhaiteraient, reflétant une insécurité économique et des difficultés à concilier vie professionnelle et familiale.

Source : L’Express.

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