Maladie cœliaque : Diagnostic chez l’enfant et l’adulte
La Haute Autorité de Santé (HAS) a récemment publié des recommandations visant à améliorer le diagnostic de la maladie cœliaque, une pathologie chronique auto-immune de l’intestin grêle, causée par l’ingestion de gluten chez des individus génétiquement prédisposés. Bien que sa prévalence soit estimée à environ 1 %, la maladie demeure largement sous-diagnostiquée, en raison de la diversité de ses manifestations cliniques, et parfois même de l’absence de symptômes.
Ces recommandations s’adressent principalement aux médecins généralistes, pédiatres, gastro-entérologues, médecins internistes et diététiciens. Elles mettent en lumière les situations qui justifient la réalisation d’un test diagnostic, la démarche à suivre pour établir le diagnostic, ainsi que les indications pour une consultation spécialisée.
Un point essentiel de ces recommandations souligne qu’un régime sans gluten ne doit pas être entamé avant confirmation du diagnostic par un professionnel de santé. En effet, un tel régime peut altérer les résultats des examens, rendant le diagnostic plus difficile. La maladie cœliaque doit être envisagée même en l’absence de signes digestifs typiques, compte tenu de la fréquence des formes atypiques et asymptomatiques.
Un test sérologique est recommandé en cas de symptômes évocateurs, d’anomalies biologiques comme des carences ou de situations à risque, telles que des antécédents familiaux de la maladie. Le dosage des anticorps IgA anti-transglutaminase, associé au dosage des IgA totales, est le seul test sérologique à réaliser en première intention. Un diagnostic sans biopsie est maintenant possible pour les adultes et les enfants, à condition de respecter certains critères.
La démarche diagnostique varie selon l’âge. En médecine générale, les médecins doivent être attentifs aux symptômes et aux antécédents médicaux des patients. En gastro-entérologie, des arbres décisionnels spécifiques guident les professionnels dans leur évaluation.
Un second volet des recommandations, portant sur la prise en charge et le suivi des patients, sera publié ultérieurement par la HAS.
Source : Haute Autorité de Santé.


