Devoirs scolaires : des phrases augmentent la tension chez les parents en France

Devoirs : ces phrases qui augmentent la tension sans que les parents s'en rendent compte

Devoirs : ces phrases qui augmentent la tension sans que les parents s’en rendent compte

La fin de la journée d’école marque le début d’une nouvelle session pour les enfants, souvent accompagnée d’une charge de devoirs. Ce moment, qui devrait être propice à l’apprentissage, peut rapidement se transformer en source de stress. Les parents, fatigués par leur propre journée de travail, se retrouvent face à des enfants qui peinent à se concentrer, ce qui peut mener à une escalade de tensions. Des phrases telles que « Allez, concentre-toi » ou « On va encore perdre du temps » sont souvent prononcées dans des moments d’agacement, mais elles peuvent avoir l’effet inverse de celui recherché.

Selon le psychologue Thomas Fournier, les signaux de déplaisir, qu’ils soient verbaux ou non, contribuent à une « escalade de tensions ». Il compare cette dynamique à un réservoir qui se remplit progressivement avec des petites quantités de stress – un soupir, une remarque, une injonction. Chaque élément, bien que minime, augmente la tension déjà présente. Par exemple, dire simplement « concentre-toi » peut s’avérer contre-productif si l’enfant est déjà dans un état d’inattention.

Fournier recommande aux parents de formuler des attentes précises et réalisables. Plutôt que de pointer du doigt les comportements inappropriés, il suggère d’encourager des actions concrètes, comme « On va respirer ensemble » ou « On va relire ce texte ensemble ». Cette approche permet de rendre les consignes plus claires et moins intimidantes. Il préconise également de fixer des objectifs « aussi petits que possible », afin que chaque étape accomplie devienne une source de succès pour l’enfant.

Un autre aspect important est la gestion du temps. Les parents se demandent souvent s’il est impératif de terminer les devoirs le jour même. Fournier souligne qu’il est essentiel de replacer cette pression dans un contexte plus large : la scolarité d’un enfant s’étend sur plusieurs années. Dans certaines situations, établir des bases de collaboration efficaces peut être plus bénéfique que de forcer l’achèvement d’un devoir dans l’urgence.

Il ne s’agit pas de relâcher les exigences scolaires, mais de reconnaître qu’un devoir ne doit pas se transformer en rapport de force. Les devoirs reviendront, et maintenir un cadre de travail positif entre parent et enfant pourrait bien être l’apprentissage le plus utile de la soirée.

Source : Parents.fr

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