Deux résistants de l’Orléanais ressuscitent « le vin des rois de France »
Quentin Javoy, vigneron de la région orléanaise, illustre le parcours complexe de la transmission familiale dans le domaine viticole. Fils de vignerons, il a tenté de travailler avec ses parents entre 2013 et 2014, mais a rapidement constaté les difficultés liées à la cohabitation de deux générations aux méthodes de travail divergentes. « J’avais demandé 40 lignes pour faire ma cuvée personnelle avec les copains. Mais on a vite vu que deux générations dans la même cave, surtout quand on n’a pas les mêmes façons de travailler, ça ne marchait pas », a-t-il déclaré.
Le domaine familial, qui opérait selon des méthodes conventionnelles, incluait des vendanges à la machine et une vinification classique. Ces pratiques étaient en décalage avec les aspirations de Quentin, qui a donc choisi de quitter le domaine pour acquérir de l’expérience ailleurs.
En France, la viticulture fait face à des défis similaires, avec une tendance croissante vers des pratiques durables et artisanales. Les jeunes vignerons, comme Quentin, cherchent à réinventer le secteur en s’éloignant des méthodes traditionnelles.
La viticulture française représente environ 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, selon des données récentes de l’INSEE. Ce secteur, ancré dans la tradition, doit évoluer pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs.
L’engagement de Quentin et d’autres vignerons de sa génération pourrait marquer une nouvelle ère pour la viticulture française, en alliant héritage et innovation.
Source : INSEE


