Swiss: deux pilotes privés de vol pour cause d'alcool à Genève

Deux pilotes de Swiss écartés pour alcool à Genève

En mai dernier, deux pilotes de la compagnie Swiss ont été empêchés de prendre les commandes de leur vol au départ de Genève en raison de leur état d’ivresse. Des membres de l’équipage ont signalé leur condition à leurs supérieurs, entraînant le départ de l’avion avec des pilotes de remplacement.

La compagnie Swiss a confirmé cette semaine l’incident, précisant que les pilotes avaient été écartés de leur service alors qu’ils se trouvaient encore à l’hôtel réservé à l’équipage, avant même le début de leur service. « Les signes étaient si nets que nous avons dû douter de leur aptitude au service », a déclaré un porte-parole de la compagnie, corroborant une information du site spécialisé Aerotelegraph.

Philippe Meyer, expert en aéronautique, a commenté cet épisode dans l’émission Forum de la RTS, soulignant que les différents garde-fous mis en place ont fonctionné. « C’est une bonne nouvelle! Ça montre que la succession de contrôles fonctionne bien! » a-t-il affirmé.

Au-delà des contrôles d’alcoolémie effectués de manière aléatoire par les autorités, Meyer a noté qu’il existe une culture de vigilance entre les membres de l’équipage, ce qui a permis l’alerte avant le début du service.

Une tolérance zéro face à l’alcool

Une enquête est actuellement en cours. Depuis l’incident, les deux pilotes n’ont effectué aucun vol, et Swiss a informé l’Office fédéral de l’aviation civile, conformément à ses obligations de déclaration. La sécurité étant une « priorité absolue », la compagnie ne tolère « aucun abus d’alcool ».

Les règles en matière d’alcool au sein de l’aviation sont fixées au niveau international. « Il faut être à 0% », a rappelé Philippe Meyer, ajoutant que « quasiment tous les pilotes respectent cette règle ». Toutefois, il a souligné que rendre les alcootests obligatoires avant chaque décollage serait « beaucoup trop lourd et pas gérable ».

La fatigue comme danger principal

Meyer a également noté que la fatigue demeure le principal danger pour la sécurité aérienne. Les pilotes doivent passer des examens médicaux complets tous les six mois et peuvent être interdits de vol s’ils sont jugés trop fatigués. « Un vol annulé est parfois la meilleure des choses qui puisse arriver », a-t-il déclaré, lorsque qu’un pilote se déclare lui-même trop fatigué.

Pour des raisons de secret médical et de protection de la vie privée, Swiss ne fait pas de commentaires sur les examens médicaux en cours ou les procédures relevant du droit du travail, tout en précisant qu’elle prend très au sérieux les violations de ses principes de sécurité.

Source : Propos recueillis par Mehmet Gultas.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *