Deux mis en examen déposent plainte contre des militants d’ultradroite pour violences
Publié le 28 juillet 2026
Deux personnes mises en examen dans le cadre de l’affaire de la mort de Quentin Deranque ont déposé plainte contre des militants d’ultradroite pour des violences, selon une information révélée par France Inter. Parmi ces plaignants, Jacques-Élie Favrot, ancien assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, accuse quinze militants identitaires d’avoir commis des « violences avec préméditation, en réunion, avec armes et dissimulation du visage ». Ces faits se seraient déroulés le 12 février dernier à Lyon, lors d’affrontements survenus en marge d’une conférence donnée par l’eurodéputée LFI Rima Hassan.
Une vidéo diffusée par Le Canard enchaîné montre deux groupes s’affrontant violemment, le groupe d’ultradroite étant habillé de noir et utilisant divers objets comme des béquilles et des bombes lacrymogènes. Bertrand Sayn, l’avocat de Favrot, a dénoncé une « entreprise de désinformation massive » concernant la présentation de ces militants comme victimes.
Actuellement, deux procédures pénales sont en cours : une information judiciaire sur la mort de Quentin Deranque, avec neuf personnes mises en examen (huit pour homicide volontaire et une pour complicité de meurtre par instigation), et une enquête préliminaire sur les violences du 12 février. Sayn critique le fait que ces deux enquêtes soient disjointes, arguant que cela nuit à la manifestation de la vérité.
L’avocat a déposé cette plainte pour pouvoir se constituer partie civile et accéder aux éléments de l’enquête sur les violences.
Source : Franceinfo
