Deux jeunes condamnés pour violences liées à l’extrême droite à Nice
Deux jeunes hommes, Marvin M. et Paul P., ont été condamnés ce vendredi 3 juillet à 18 mois de prison, dont respectivement neuf et six mois avec sursis, après plusieurs faits de violences commis à Nice les 1ᵉʳ février et 23 mars 2026.
Le tribunal judiciaire de Nice a prononcé cette peine à l’encontre de Marvin M., 23 ans, et Paul P., 21 ans. En plus de leur peine d’emprisonnement, ils se voient interdire de détenir une arme pendant cinq ans.
Paul P., étudiant en journalisme, a été reconnu coupable de violences en réunion le 1ᵉʳ février. Ce jour-là, un groupe d’une dizaine d’hommes, dont il faisait partie, a agressé Yacine B. dans le Vieux-Nice, à la sortie de son travail. L’un des agresseurs a proféré des insultes racistes avant que plusieurs autres ne l’attaquent, entraînant une incapacité totale de travail (ITT) de quatre jours pour la victime.
Il a également été condamné pour association de malfaiteurs pour sa participation à un contre-rassemblement organisé par le groupuscule d’extrême droite Aquila Popularis, qui a abouti à une agression dans un restaurant Subway le 23 mars. Aucune ITT n’a été constatée pour cette agression.
Marvin M. a reconnu sa participation aux violences survenues le même jour, et a été condamné pour détention d’un poing américain retrouvé à son domicile. Lors du procès, il n’a pas contesté les faits, tandis que Paul P. a nié avoir été impliqué dans les agressions.
À la sortie du procès, Me Dylan Sebbag, avocat d’une des victimes, a déclaré que la réponse pénale était adaptée, tout en soulignant la gravité des faits. Il a rappelé que l’agression avait des motivations racistes, ce qui rend la situation d’autant plus préoccupante.
Cette affaire survient dans un contexte marqué par l’élection d’Éric Ciotti, fondateur de l’Union des droites pour la République (UDR), à la mairie de Nice, et une manifestation antifasciste organisée par la CGT Spectacle le lendemain.
Les enquêteurs ont retrouvé chez les deux jeunes des objets liés à Aquila Popularis, ainsi que des équipements potentiellement dangereux, tels qu’une matraque télescopique et des insignes nazis, lors des perquisitions effectuées après leur interpellation.
Source : France 3 Régions.
