En prison, deux patrons de la DZ Mafia de Marseille font plier l'État français au tribunal

En prison, deux patrons de la DZ Mafia de Marseille font plier l’État français au tribunal

INFO PRESSPEPPER / MARSEILLE. Le juge des référés du tribunal administratif de Caen a ordonné, le 18 juillet 2026, au ministre de la Justice de prendre « toutes mes nécessaires » pour mettre fin aux « comportements contraires à la déontologie » observés au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne). Cette décision fait suite à une requête déposée par plusieurs détenus, dont deux cadres de la DZ Mafia de Marseille.

En juillet 2025, le gouvernement français a créé deux Quartiers de Lutte contre la Criminalité Organisée (QLCO) à Condé-sur-Sarthe et Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) afin d’empêcher les trafiquants les plus dangereux de poursuivre leurs activités depuis leur cellule. Cependant, l’Observatoire international des prisons (OIP) a dénoncé un « régime d’isolement quasi-total » qui porte atteinte aux droits fondamentaux des détenus.

Le 9 juin 2026, la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) a formulé des recommandations urgentes après avoir constaté des « violences systémiques » et des « attouchements sexuels » au sein de l’établissement. Ces abus ont entraîné des « lésions médicalement constatées » sur les détenus. La CGLPL a également signalé un climat d’intimidation et d’abus de pouvoir, ainsi que des pratiques dégradantes.

Début juillet 2026, l’OIP a déposé un recours au tribunal administratif, soutenu par quatorze détenus du QLCO de Condé-sur-Sarthe. Parmi eux, Gabriel Ori et Hacène Larbi, deux figures de la DZ Mafia, qui ont récemment fait les gros titres. Les avocats des deux détenus ont été mis en examen pour avoir facilité la communication de leurs clients avec l’extérieur.

Dans son ordonnance, le juge a reconnu que les agissements constatés par la CGLPL étaient d’une « particulière gravité » et a ordonné au ministre de la Justice de prendre des mes pour mettre fin à ces abus. L’État a également été condamné à verser 1.000 euros à l’OIP pour couvrir ses frais de justice.

Source : Actu.fr

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