Détresse psychologique au travail : un salarié sur deux en souffrance
Selon le baromètre Empreinte humaine / Ipsos BVA, un tiers des salariés français est en risque de burnout, tandis que la moitié d’entre eux présente des signes de détresse psychologique. Cette situation alarmante est marquée par une nervosité accrue, une mauvaise image de soi et un manque de reconnaissance.
La santé mentale des employés se dégrade. Précisément, 32 % des salariés sont en risque de burnout, dont 11 % à un niveau sévère, un chiffre doublé par rapport à la période précédant la crise sanitaire. De plus, 50 % des salariés affichent au moins un signe de détresse psychologique, un chiffre en augmentation de 3 points par rapport à 2025. Parmi ceux-ci, 16 % sont en détresse psychologique élevée, contre 14 % en 2025.
Christophe Nguyen, psychologue du travail et directeur du cabinet Empreinte humaine, souligne que « la détresse psychologique chevauche des symptômes de dépression et d’épuisement » et qu’elle peut entraîner des problèmes de santé plus graves si elle n’est pas traitée.
En détail, 60 % des salariés se sentent comme de simples exécutants, 51 % estiment avoir de moins en moins de temps pour produire un travail de qualité, et 48 % déclarent que le manque de sens dans leur travail affecte leur fierté professionnelle.
Le baromètre révèle également un décalage entre les attentes des salariés et leur réalité au travail. Ainsi, 64 % souhaiteraient recevoir des remerciements spontanés, mais seulement 39 % en bénéficient réellement. De même, 62 % aimeraient recevoir des retours sur leur travail, tandis que 36 % affirment en recevoir.
Ces actes de reconnaissance pourraient améliorer l’expérience au travail et la santé mentale des salariés. En effet, le taux de détresse psychologique diminue de 17 points lorsque les employés se sentent reconnus pour la qualité de leur travail.
La situation est préoccupante, car près de la moitié des salariés craint de ne pas pouvoir tenir psychologiquement jusqu’à la retraite. Investir dans la santé mentale au travail est donc essentiel pour garantir un environnement de travail durable.
Source : Baromètre Empreinte humaine / Ipsos BVA
