Détection d’images pédopornographiques : la Haute-commissaire à l’Enfance veut plus qu’un « demi-pas »
La Haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a exprimé la nécessité de renforcer les outils de détection et de suppression des contenus pédopornographiques sur les plateformes numériques. Cette déclaration intervient après une période de près de quatre mois durant laquelle ces plateformes ont opéré sans cadre légal, le précédent texte ayant expiré début avril.
Le texte européen adopté en juillet, bien qu’il ait rétabli une base légale temporaire, ne s’appliquera que jusqu’en avril 2028. Sarah El Haïry souligne que la remise en place de cet outil est cruciale, affirmant que « chaque signalement peut sauver un enfant et permettre de poursuivre un prédateur ». Elle a également précisé que « les criminels, eux, n’attendent pas. Ils contournent, innovent, se déplacent vers les zones grises ».
El Haïry a insisté sur le fait que les débats doivent aller au-delà des mes temporaires pour combler les failles existantes et établir un cadre durable et efficace. Cela implique de renforcer la coopération entre les États, les plateformes et les services d’enquête, ainsi que d’investir dans des capacités d’investigation améliorées. Elle a également évoqué la nécessité de développer des outils de détection plus performants, d’accélérer le retrait des contenus inappropriés, et de renforcer la prévention et la protection des victimes.
La Haute-commissaire a conclu en affirmant que la protection de l’enfance doit devenir un critère de confiance pour les technologies, au même titre que la cybersécurité, la protection des données ou la sûreté.
Source : AFP.


