La désinformation climatique au service des stratégies d’ingérence : les cas de la Russie et des États-Unis
La désinformation climatique est utilisée par certains États comme un outil stratégique pour influencer l’opinion publique et promouvoir leurs intérêts géopolitiques. La Russie et les États-Unis illustrent comment les enjeux climatiques peuvent être intégrés dans une guerre informationnelle, ciblant particulièrement l’Europe. Ces pays remettent en question le consensus scientifique sur le climat, attaquent les politiques énergétiques et climatiques, et exploitent les événements climatiques extrêmes pour servir leurs agendas.
Contexte factuel
La désinformation climatique s’est intensifiée ces dernières années, exacerbée par les tensions géopolitiques. La Russie, par exemple, a été accusée de diffuser des narratives qui minimisent l’impact du changement climatique, tout en promouvant ses propres ressources énergétiques, notamment le gaz naturel. De son côté, les États-Unis ont également été impliqués dans des campagnes de désinformation, souvent en lien avec des intérêts économiques liés à l’industrie fossile.
Données ou statistiques
Une étude récente de l’Observatoire Défense et Climat souligne que 70 % des messages diffusés par des sources liées à la désinformation climatique visent à semer le doute sur le consensus scientifique. De plus, un rapport de l’ONU indique que le changement climatique pourrait coûter entre 2,5 et 4,5 % du PIB mondial d’ici 2050 si des mes significatives ne sont pas prises.
Conséquence directe
Ces stratégies de désinformation ont des répercussions sur les politiques publiques et la perception des enjeux climatiques, compromettant ainsi les efforts globaux pour lutter contre le changement climatique.
Source : Mathilde Jourde, chercheuse à l’IRIS, co-directrice de l’Observatoire Défense et Climat.
