La décommercialisation n’est pas une fatalité : des villes en quête de redynamisation
Parler de « décommercialisation » comme on parle de « désindustrialisation », tel est le néologisme repris par un rapport d’information sénatorial présenté le 1er juillet. Ce rapport met en lumière une tendance préoccupante : la proportion de commerces inoccupés en France est passée de 8,8 % en 2017 à 11,6 % prévue pour 2025. De plus, un nombre croissant de communes se retrouve sans aucun commerce, atteignant aujourd’hui 62 %, contre seulement 25 % en 1980.
Ce phénomène de décommercialisation est accentué par divers facteurs, notamment l’évolution des modes de consommation, la concurrence des grandes surfaces et l’essor du commerce en ligne. Les centres-villes, autrefois animés par une diversité de commerces de proximité, subissent de plein fouet cette transformation économique.
Face à ce constat alarmant, plusieurs villes mettent en place des stratégies pour revitaliser leur centre. Des initiatives telles que des subventions pour les nouveaux commerçants, la réhabilitation des espaces publics, et des événements culturels visent à attirer à nouveau les habitants et les visiteurs.
Selon des données récentes de l’INSEE, l’importance des commerces dans le tissu économique local est indéniable, contribuant non seulement à l’emploi mais également à la vitalité des territoires. En réponse, des collectivités locales commencent à expérimenter des modèles innovants, comme la création de « tiers-lieux » ou la promotion d’artisans locaux, dans l’espoir de renverser la tendance.
La lutte contre la décommercialisation est donc un enjeu crucial pour l’avenir des centres-villes en France. Ces initiatives témoignent d’une volonté collective de redynamiser ces espaces, soulignant que la décommercialisation n’est pas une fatalité.
(Source : Rapport d’information sénatorial, juillet 2023)
