Meta et les vidéos de drague : Promesses non tenues sur Instagram
Meta, la société mère de Facebook et Instagram, fait face à des critiques croissantes concernant la présence persistante de vidéos de drague sur sa plateforme, malgré des promesses de suppression. En France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) avait publié un plan d’action sur les lunettes connectées, qui a suscité des inquiétudes sur la vie privée. Selon un sondage réalisé entre le 22 et le 29 janvier auprès de 2 128 personnes, 67 % des répondants considéraient ces appareils comme un risque pour leur vie privée.
La CNIL rappelle que l’article 9 du Code civil protège la vie privée dans tous les espaces, et que l’article 226-1 du Code pénal sanctionne jusqu’à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour quiconque filme une personne sans son consentement dans un lieu privé. Cependant, ces réglementations ne s’appliquent pas à l’espace public, où ces vidéos sont souvent enregistrées.
Meta a mis en place un mécanisme de désactivation automatique de la caméra des lunettes connectées lorsque le voyant d’enregistrement est altéré. Néanmoins, des utilisateurs continuent de contourner cette sécurité en proposant de retirer le voyant contre rémunération. Mark Zuckerberg a affirmé que ces lunettes sont l’un des produits électroniques à la croissance la plus rapide, et qu’elles sont cruciales pour l’essor de l’intelligence artificielle au sein de l’entreprise.
Des experts, comme Carolina Are, criminologue numérique à la London School of Economics, soulignent que Meta minimise sa responsabilité face aux problèmes systémiques de sa plateforme. Sarah T. Roberts, cofondatrice du Centre d’études critiques sur Internet de l’UCLA, a ajouté que l’entreprise a suffisamment d’expérience pour comprendre les comportements déviants qui peuvent survenir dans de telles situations.
Source : Clubic



