Au salon Vivatech, des start-up africaines en quête d’investissements plus conséquents
Vivatech, le grand salon européen de la technologie, se déroule à Paris jusqu’au 20 juin 2026. Cet événement attire les plus grandes entreprises du secteur, telles que Nvidia et Meta, avec Jeff Bezos comme invité d’honneur. Le continent africain est également présent, offrant aux start-up et institutions la possibilité de se faire connaître et d’accéder à de nouvelles opportunités de financement.
Magatte Sylla, entrepreneur à Vivatech, présente un boîtier digital déjà adopté par plusieurs établissements scolaires. Il souligne les défis liés au financement des start-up africaines : « Nous expérimentons cette problématique parce qu’on est une start-up africaine. Même avec un bon business plan, le challenge se fait sur le terrain. Pour être financé, il faut d’abord se financer. Nous recherchons de gros investissements pour croître dans d’autres pays, car le marché des technologies éducatives est immense. »
Malick Diouf, à la tête de Lafricamobile, une start-up sénégalaise, a levé 7 millions de dollars il y a 18 mois. Il insiste sur le besoin d’investissements en Afrique : « La tech a besoin de cash pour croître de manière saine. Malheureusement, on voit l’Afrique comme une exception. Il est crucial d’investir dans la tech africaine. »
En 2025, les investissements dans la tech africaine ont dépassé 4 milliards de dollars, une hausse significative par rapport aux années précédentes. Mourad Ben Hassine, Directeur général du Centre de promotion des exportations en Tunisie, évoque les efforts nécessaires pour renforcer la collaboration public-privé : « Les institutions et les investisseurs privés doivent faire des efforts pour développer cet écosystème. »
La participation des start-up africaines à Vivatech met en lumière leur potentiel et leur besoin urgent de financements pour se développer sur le marché mondial.
Source : RFI
