Faire exploser une bombe nucléaire près d’un astéroïde : les simulations révèlent un effet inattendu

Faire exploser une bombe nucléaire près d’un astéroïde : des simulations révèlent un effet inattendu

La question des risques que font peser à la Terre des astéroïdes revient périodiquement sur le devant de la scène. Ces risques sont bien réels et la Terre est la seule espèce dans l’histoire de la biosphère terrestre capable de prendre des mes pour éviter une extinction massive similaire à celle des dinosaures, il y a environ 66 millions d’années. Tout corps céleste s’approchant de la Terre à moins de 45 millions de kilomètres est classé comme géocroiseur, et parmi eux se trouvent les astéroïdes potentiellement dangereux (PHA), dont la trajectoire s’approche à moins de 7,5 millions de kilomètres.

Les astronomes mettent en garde contre l’idée de détruire un PHA à l’aide d’armes nucléaires, car les débris résultants pourraient frapper la Terre à plusieurs endroits. Une alternative serait de tenter de dévier ces astéroïdes, une approche testée récemment avec la mission Dart, qui a réussi à modifier la trajectoire de l’astéroïde Dimorphos.

Un article publié dans The Planetary Science Journal par des chercheurs du Lawrence Livermore National Laboratory explore la possibilité d’utiliser des armes thermonucléaires pour dévier un PHA. L’idée consiste à faire exploser une charge thermonucléaire à proximité de l’astéroïde, sans le détruire, mais en générant des rayons X capables de fondre sa surface. Les simulations indiquent qu’une explosion à 10 mètres de l’astéroïde pourrait endommager 98,2 % de sa matière. De manière surprenante, une explosion à 25 mètres pourrait provoquer des dommages généralisés plus rapidement.

Cependant, les simulations révèlent également que l’énergie de l’explosion pourrait générer des ondes de choc internes susceptibles de fracturer profondément l’astéroïde. Les résultats soulèvent des interrogations sur le sort des débris, qui pourraient soit rester dangereux pour la Terre, soit se réassembler partiellement sous l’effet de la gravité.

Source : The Planetary Science Journal

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