Des scientifiques remettent en question le projet de ville lunaire d’Elon Musk.

Des scientifiques dézinguent les ambitions d'Elon Musk de construire une ville sur la Lune, voici pourquoi

Des scientifiques dézinguent les ambitions d’Elon Musk de construire une ville sur la Lune, voici pourquoi

Au mois de septembre 2026, Martin Elvis et Jonathan McDowell, chercheurs au pôle astrophysique Harvard et Smithsonian, ont évalué, dans un article publié dans Frontiers in Space Technologies, les exigences matérielles pour établir une présence humaine durable près des pôles lunaires. Leur étude met en lumière un défi majeur : l’approvisionnement en eau, un aspect souvent négligé par les ambitions de colonisation spatiale portées par des milliardaires comme Elon Musk.

Une ville à la surface lunaire ne manquerait pas d’énergie

Concernant l’énergie, les résultats de l’étude indiquent que des structures de plusieurs kilomètres de hauteur, situées autour des dépressions polaires, pourraient capter l’énergie solaire de manière quasi continue. Ces installations photovoltaïques pourraient générer environ 3 GW d’électricité, alors qu’une cité de 1 million d’habitants nécessiterait seulement 2,1 GW, suffisant donc pour couvrir ses besoins énergétiques.

Le réservoir hydrique, un défi crucial

Cependant, la disponibilité d’eau constitue un obstacle significatif. Les chercheurs estiment que les réserves de glace présentes dans des dépressions obscures depuis quatre milliards d’années sont insuffisantes. À des températures atteignant -163 degrés Celsius, l’évaporation y est extrêmement lente, avec un millimètre d’eau disparue sur un milliard d’années.

Le recyclage, clé de la durabilité

Les auteurs de l’étude soulignent que même les réserves d’eau pourraient s’épuiser rapidement. En prenant un scénario optimiste de 1 milliard de tonnes d’eau, soit un kilomètre cube, et en considérant une consommation de 500 tonnes par habitant par an, une colonie de 1 million de personnes épuiserait ces réserves en seulement deux ans sans un système de récupération efficace. Un taux de recyclage de 94 % permettrait d’étendre l’autonomie à 33 ans, tandis qu’un rendement de 98 % pourrait soutenir une population de 100 000 résidents pendant mille ans. Cependant, les estimations les plus solides avancent plutôt 34 millions de tonnes d’eau, soit trente fois moins que nécessaire pour un peuplement durable.

Perspectives et solutions

Pour asr la viabilité de telles colonies, il serait impératif d’augmenter considérablement l’efficacité du recyclage, atteignant des niveaux jamais vus sur Terre. De plus, l’exploration de ressources hydriques dans le sous-sol lunaire pourrait offrir une voie supplémentaire, bien que cela reste à valider.

En conclusion, les ambitions lunaires d’Elon Musk et d’autres acteurs du secteur spatial doivent prendre en compte ces réalités matérielles. La viabilité d’une colonie lunaire dépendra non seulement de la technologie, mais aussi de la gestion des ressources essentielles comme l’eau.

Source : Frontiers in Space Technologies

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