A terme, nos robots pourront participer à l’assemblage des générations suivantes
Fondée il y a seulement neuf mois, la start-up française UMA a récemment dévoilé North Star, le design de son futur robot humanoïde, ainsi que Version 0, son premier prototype fonctionnel. Son cofondateur et CEO, Rémi Cadène, a partagé la stratégie de l’entreprise.
UMA, qui signifie Universal Mechanical Assistant, ambitionne de développer des robots généralistes capables d’automatiser un large éventail de tâches. Ces robots, qu’ils soient mobiles sur roues ou sur jambes, seront dotés de mains pour manipuler des objets et des outils, ainsi que d’une intelligence artificielle capable d’apprendre et de s’adapter à leur environnement. D’ici la fin de l’année, l’entreprise prévoit de déployer ses premiers prototypes dans des centres logistiques pour répondre aux besoins d’automatisation du secteur.
Actuellement, UMA collabore avec environ cinquante entreprises et a déjà effectué plus d’une quinzaine de visites d’usines et de centres logistiques pour identifier les tâches sur lesquelles ses robots pourraient être déployés efficacement. La logistique a été choisie comme premier marché en raison de la prévisibilité des environnements et de la forte proportion de travail humain, avec un taux de rotation pouvant atteindre 60 % après un an sur certains postes.
Le robot humanoïde North Star a été conçu pour interagir naturellement avec les humains. Il est équipé de jambes pour se déplacer et de mains capables de manipuler divers objets. La sécurité est une priorité pour UMA, qui a intégré des principes de conception visant à limiter les risques lors d’interactions avec des humains.
Le prototype Version 0, développé dans le laboratoire parisien d’UMA, intègre l’intelligence artificielle nécessaire pour marcher, maintenir son équilibre et réagir aux perturbations. Cette étape de validation technologique est cruciale avant la construction de la version finale de North Star.
Concernant l’industrialisation, UMA prévoit de valider son approche d’ici la fin de l’année par le déploiement de prototypes chez des clients pilotes. À long terme, l’entreprise envisage que des robots suffisamment habiles puissent participer à l’assemblage des générations suivantes de robots.
Enfin, UMA a opté pour un modèle économique de type Robot-as-a-Service, permettant à ses clients de louer les robots via un abonnement mensuel. D’ici la fin de l’année, l’entreprise souhaite tester ses robots chez des clients pour valider sa technologie, son produit et son modèle économique.
Source : JDN
