Café des Aidants à Lalbenque : Un Lieu de Soutien pour les Familles

Chaque jeudi après-midi, le café associatif La Tresse à Lalbenque devient un espace d’échange pour les aidants familiaux. Initié par Nadine et Lili, ce rendez-vous propose un lieu de parole libre et sans rendez-vous, où les participants, confrontés à des situations variées, peuvent trouver soutien et réconfort.

Les discussions vont bon train autour de la grande table de La Tresse, ce jeudi 13 août. De 14 h à 17 h, Nadine et Lili accueillent ceux qui ont besoin de partager leurs expériences. « L’objectif, c’est d’avoir un lieu d’accueil convivial, libre et sans rendez-vous », explique Nadine.

Ce jour-là, cinq aidants se sont réunis : Violette, Marie, Corinne, Marie-Jo et David. Chacun d’eux accompagne un proche, mais leurs réalités diffèrent. Violette, qui s’occupe de son mari atteint de démence cérébrale, évoque la difficulté de vivre avec une personne dont les repères changent : « Il faut toujours aller dans le sens de mon mari, c’est épuisant. »

Marie et David, quant à eux, sont parents d’enfants atteints de troubles du spectre de l’autisme. Marie, mère de Kelly, 25 ans, qui souffre du syndrome de Kleefstra, parle des défis liés à l’organisation des vacances pour sa fille. « Pour elle, il faudrait que les lundis soient tous les mêmes, toute l’année », souligne-t-elle.

David, dont le fils de 21 ans a enfin été pris en charge dans un centre spécialisé, décrit cette nouvelle situation comme une « libération ».

Ces rencontres à Lalbenque sont le fruit de l’initiative de deux amies d’enfance. Nadine, infirmière en psychiatrie, et Lili, aide-soignante, ont décidé de créer un espace où les aidants peuvent se retrouver. L’histoire de ce café commence avec une autre association, Le Relais de Kellas, qui ne répondait plus aux besoins de ses membres. Nadine et Lili ont alors pris le relais, professionnalisant la structure et créant « Un sourire pour un soupir ».

Le premier Café des aidants a vu le jour le 11 juin dernier. Le choix de Lalbenque n’est pas anodin, car tous les services médicaux sont éloignés, ce qui crée un besoin local.

Marie-Jo et Corinne, deux sœurs aidant leurs parents âgés, partagent également leurs difficultés. « Je suis vraiment mal, je suis fatiguée », confie Corinne, soulignant l’impact émotionnel et physique de leur rôle d’aidant.

Dans cette atmosphère chaleureuse, les échanges permettent de constater qu’ils ne sont pas seuls. Nadine et Lili se réjouissent de voir les participants repartir avec un poids en moins.

Dans les mois à venir, elles prévoient d’élargir les activités de l’association, notamment en offrant des prises en charge individuelles. En attendant, le Café des aidants continue de rassembler les familles chaque jeudi après-midi, avec un constat encourageant : « Les gens viennent et reviennent. »

Source : La Dépêche.

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