Des poussières tombées sur nos toits révèlent un astéroïde que personne n’a jamais identifié
Une récente étude scientifique a mis en lumière une nouvelle famille de micrométéorites, appelées SCumPo, qui proviennent probablement d’un corps parent encore inconnu. Ces particules, collectées sur des toits urbains et dans les glaces de l’Antarctique, pourraient offrir des informations cruciales sur la diversité des astéroïdes dans notre Système solaire.
Chaque jour, la Terre est impactée par plusieurs dizaines de tonnes de poussières cosmiques, principalement issues des collisions entre astéroïdes ou de l’activité des comètes. Ces particules, souvent inférieures à un millimètre, pénètrent dans l’atmosphère à des vitesses élevées, se solidifiant en sphérules cosmiques. Une moyenne de 6 000 tonnes de poussière cosmique atteint la surface de la Terre chaque année.
Les sphérules SCumPo présentent une texture inhabituelle, avec des cristaux d’olivine accumulés d’un seul côté, suggérant une entrée atmosphérique à des vitesses entre 14 et 17 kilomètres par seconde. Les analyses chimiques et isotopiques ont révélé une composition unique, riche en soufre et en gouttelettes métalliques, ainsi qu’une signature isotopique d’oxygène qui ne correspond à aucune météorite connue.
Les résultats de cette étude, publiés dans la revue Science Advances, indiquent que ces micrométéorites pourraient provenir d’un astéroïde géocroiseur évoluant sur une orbite excentrique. Cette découverte remet en question l’idée selon laquelle les météorites reflètent toute la diversité des astéroïdes, suggérant que certaines familles pourraient produire principalement de la poussière fine.
Les chercheurs estiment que cette pluie de micrométéorites dure probablement depuis plus d’un million d’années, ce qui indique une source stable plutôt qu’un événement exceptionnel. Cette étude souligne l’importance des micrométéorites comme outils pour explorer les populations d’astéroïdes moins connues et pourrait aider à identifier des « astéroïdes fantômes » dont nous ne connaissons que les minuscules grains.
Source : Futura Sciences.
