Plants under attack leave behind a surprising call for backup

Les plantes sous attaque appellent des renforts surprenants

Des chercheurs ont découvert que certaines plantes utilisent des microbes du sol pour se défendre contre les insectes nuisibles. Selon une étude publiée le 21 août dans la revue Cell Reports, des larves de mouches mangeuses de feuilles provoquent les plantes de cowpea à libérer des substances chimiques dans le sol, favorisant ainsi une communauté de microbes bénéfiques. Ces bactéries incitent ensuite les plantes à émettre une molécule aérienne qui attire des guêpes parasitoïdes, connues pour attaquer les mouches.

Cette découverte suggère que des protections durables pour les jeunes pousses pourraient être stockées dans le sol, offrant une barrière contre les herbivores.

Zeng-Rong Zhu, écologue des insectes à l’Université de Zhejiang en Chine, souligne que la durée de cette protection microbienne reste incertaine. Comprendre ce mécanisme pourrait permettre de recourir aux guêpes comme solution de lutte biologique contre les ravageurs.

L’Américain serpentine leafminer (Liriomyza trifolii), une mouche invasive présente dans plusieurs régions, y compris l’Asie et l’Europe, représente une menace pour les cultures telles que les cowpeas et les aubergines. Les larves peuvent causer des dommages considérables, rendant nécessaire le recours à des méthodes de contrôle.

Les plantes émettent des signaux chimiques pour attirer les guêpes parasitoïdes lorsque des herbivores se nourrissent de leurs feuilles. Cependant, ces protections sont généralement temporaires. Des études antérieures ont montré que les plantes influencent les communautés microbiennes autour de leurs racines, et que les insectes herbivores peuvent modifier ces communautés.

Zhu et son équipe ont examiné si les microbes du sol pouvaient aider les plantes à envoyer des appels de détresse aux guêpes. Ils ont cultivé des plants de cowpea exposés aux larves de leafminer, puis ont transplanté ces plants dans un nouveau sol. Les guêpes parasitoïdes étaient plus attirées par les plants cultivés dans le sol précédemment infesté par les larves. L’analyse a révélé que les larves de leafminer déclenchaient la libération de produits chimiques dans le sol, favorisant des bactéries qui, à leur tour, incitaient les nouvelles plantes à émettre (Z)-3-hexenyl acetate, attirant ainsi les guêpes même en l’absence d’herbivores.

Cette étude met en lumière le rôle des microbes du sol dans la protection des plantes, suggérant que ces partenaires invisibles influencent significativement les interactions écologiques.

Source : Cell Reports

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