« Des parents inquiets changent de mode de garde face aux violences périscolaires »

Témoignages. « Je n’ai plus confiance » : face aux violences dans le périscolaire, ces parents changent de mode de garde

« Je n’ai plus confiance » : face aux violences dans le périscolaire, ces parents changent de mode de garde

Les récentes révélations sur des violences dans le périscolaire suscitent une inquiétude croissante parmi les parents. À Paris, 132 animateurs du périscolaire ont été suspendus en 2026, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles. Par ailleurs, plus de 200 enquêtes pénales sont en cours dans les écoles primaires et les crèches de la capitale, selon la procureure de la République, Laure Beccuau. Des affaires similaires ont été signalées dans plusieurs autres villes de France, renforçant la méfiance des familles.

Face à cette situation, de nombreux parents prennent des mes radicales. Une mère de Charly (Rhône) a retiré sa fille du périscolaire et de la cantine, déclarant : « Perte totale de confiance ». Une habitante de Boulay (Moselle) partage un sentiment similaire : « Je n’ai plus confiance, nos enfants sont en danger. J’ai adapté mes horaires pour les déposer à l’école et au sport ». Les centres de loisirs parisiens ont enregistré une baisse de 13 % d’enfants cet été par rapport à 2025, suggérant une tendance préoccupante.

Une hausse de la demande de baby-sitting

Pour pallier l’absence de périscolaire, les parents se tournent vers d’autres solutions, comme le télétravail ou le recours à des baby-sitters. Les plateformes de garde d’enfants signalent une augmentation significative de la demande. O2 a observé une hausse de 48 % des demandes entre juin et août 2026 par rapport à l’année précédente. Dans le même temps, Babysittor note une augmentation de 8 % des demandes de garde d’enfants pour les sorties d’école.

Ces plateformes mettent en place des vérifications rigoureuses des baby-sitters. Maxence Coisne, CEO de Babysittor, explique que les candidats doivent fournir un extrait de leur casier judiciaire. O2 effectue également des mises en situation pour évaluer les intervenants. Cependant, les familles ne peuvent pas encore demander une attestation d’honorabilité, ce qui pourrait rasr davantage les parents.

Un coût pour les familles

Recourir à un baby-sitter représente un coût non négligeable. Le tarif horaire moyen chez Babysittor est de 13,66 euros brut, soit environ 418 euros brut par mois pour huit heures de garde hebdomadaire. Après crédits d’impôt, ce montant peut tomber à 209 euros net. Chez O2, le coût est d’environ 31 euros bruts de l’heure. Bien que des aides fiscales existent, ces frais demeurent inaccessibles pour certaines familles.

En somme, la crise de confiance dans le système périscolaire pousse les parents à explorer d’autres modes de garde, malgré les coûts associés.

Source : DNA

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