Des nanodispositifs injectables pourraient offrir un traitement efficace contre le glioblastome résistant aux médicaments
Une nouvelle approche thérapeutique, nommée HITMAN, a montré des résultats prometteurs dans le traitement du glioblastome, une forme agressive de cancer cérébral souvent résistante aux traitements conventionnels. Des chercheurs ont testé cette technologie sur des tissus tumoraux obtenus auprès de patients diagnostiqués avec un glioblastome chimiorésistant à la Mayo Clinic.
Les résultats préliminaires indiquent que HITMAN a réussi à éliminer 52,2 % des cellules cancéreuses résistantes aux médicaments, un résultat plus de cinq fois supérieur à celui du traitement standard, le temozolomide (TMZ), tout en préservant les neurones sains et les astrocytes. En implantant ces cellules tumorales dérivées de patients dans le cerveau de souris, les chercheurs ont pu recréer la maladie dans un modèle vivant. Dans ces modèles animaux, considérés comme la norme pour la recherche préclinique sur les tumeurs cérébrales, HITMAN a significativement inhibé la croissance tumorale, prolongeant la survie médiane de plus de 50 % sans toxicité détectable pour les organes majeurs ou les tissus sains environnants.
Les nanoantennes injectables, d’une taille d’environ 150 nanomètres, peuvent être activées sans fil à l’aide d’un champ magnétique à basse fréquence, ne dépassant pas 200 kHz, permettant ainsi de pénétrer le crâne et le tissu cérébral. Ce champ magnétique active des composants au sein des nanoantennes, créant des champs électriques localisés qui attaquent préférentiellement les cellules de glioblastome.
Les chercheurs ont également observé une réduction significative du nombre de colonies de cellules cancéreuses après l’application des nanoantennes, passant de 112-150 dans les groupes de contrôle à seulement 26 dans le groupe expérimental, ce qui pourrait réduire le risque de récidive et de métastases.
Cette avancée pourrait offrir une thérapie minimale invasive, précise spatialement et potentiellement translatable cliniquement pour le glioblastome. Cependant, des défis demeurent, notamment le caractère infiltrant de cette forme de cancer, rendant l’élimination complète des tumeurs difficile.
L’équipe de recherche, dirigée par le professeur Sarkar, inclut plusieurs étudiants diplômés et un étudiant de premier cycle du MIT.
Source : MIT News
