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Canicule : Des milliers de poissons meurent de chaleur dans la Loire et le marais de Brière

Conséquence de la canicule, la hausse de la température de l’eau asphyxie les poissons. Des milliers d’entre eux ont été retrouvés morts jeudi 25 juin dans un ancien bras de la Loire entre Nantes et Angers. Le marais de Brière est également touché, et une cellule de crise a été demandée à l’État.

Des milliers de poissons ont été retrouvés morts dans le secteur d’Ancenis, entre Nantes et Angers, à l’est de la Loire-Atlantique, le 25 juin 2026. Le secteur concerné est un bras mort de la Loire, situé entre les communes de Loireauxence et Montrelais.

« Le niveau de l’eau est beaucoup plus bas qu’il ne l’a été. Il est peut-être à 4 ou 5 mètres en dessous de la normale », témoigne Thierry Légier, habitant de La Gravelle. Il précise que les poissons ont pu se réfugier au fond de l’eau, mais sont morts, probablement par asphyxie.

Les poissons se sont retrouvés piégés dans une « boire », un ancien bras de la Loire qui n’est plus alimenté en eau, sauf en cas de crues importantes. En période de chaleur extrême, ces mares se transforment en pièges mortels pour les poissons.

Jocelyn Drochon, chargé de développement à la fédération de Maine-et-Loire pour la pêche et la protection du milieu aquatique, indique que « des pêches de sauvetage » seront mises en place pour récupérer les poissons encore vivants. « Nous commençons à observer des signes de mortalité, avec des rivières qui baissent fortement et des poissons bloqués dans des trous », ajoute-t-il.

À l’autre extrémité du département, dans les marais de Brière près de Saint-Nazaire, la situation est similaire : des milliers de poissons morts ont été retrouvés. Ce vaste marais, qui s’étend sur 22 000 hectares, est classé Natura 2000. Des oiseaux morts ont également été signalés, suscitant des craintes de résurgence du botulisme, comme observé l’été précédent.

Eric Provost, président du Parc Naturel de Brière, a signalé que « la situation dans les marais de Grande Brière Mottière est catastrophique » et a envoyé un courrier au représentant de l’État pour demander la mise en place d’une cellule de crise.

« Il faut retirer ces poissons de l’eau, puisqu’ils vont contaminer l’eau », souligne Eric Provost. Une visioconférence avec le sous-préfet de Saint-Nazaire a eu lieu le 26 juin, et des réponses concrètes sont attendues pour informer les communes concernées sur les mes à suivre.

Source : France 3 Régions.

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