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Abattage de 37 arbres au parc Bonneveine : tensions entre la municipalité et les militants écologistes

Dans le parc Bonneveine, à Marseille, l’abattage de 37 arbres jugés dangereux par la ville a débuté ce lundi 17 août 2026. Cette décision a suscité une vive opposition de la part des associations environnementales et des riverains.

Les autorités municipales justifient ces abattages par la nécessité de rénover le parc afin de « renforcer durablement sa qualité paysagère et environnementale ». Selon un communiqué, des travaux réalisés en février ont mis en lumière la fragilité des plantations existantes. Un arbre est tombé lors de récentes tempêtes, renforçant l’argument de la sécurité avancé par la mairie.

La municipalité a mandaté l’Office national des forêts (ONF) pour évaluer la situation arborée du parc. L’expertise a révélé que 37 arbres présentaient un risque de chute élevé, menaçant ainsi la sécurité des usagers.

Cependant, cette décision a été vivement contestée par l’association Artistes Région Territoires 13 (ART 13) et d’autres groupes de défense de l’environnement. Ces derniers estiment que la gestion des arbres en ville est insuffisante. Le président de l’association a déclaré : « Ce dossier est emblématique de la gestion déplorable des arbres dans la ville de Marseille. » Les militants soulignent que les arbres ont été fragilisés par des travaux antérieurs, les rendant dangereux non pas à cause de leur âge, mais des interventions humaines.

Les militants demandent une réévaluation des risques associés à ces arbres et appellent à une mobilisation générale pour discuter de la place des arbres en milieu urbain. Ils proposent l’organisation d’un « Grenelle de l’environnement » à Marseille, impliquant les associations, les habitants, et les autorités locales pour mieux répondre aux enjeux climatiques.

La ville a annoncé qu’elle procédera à la plantation de 210 nouveaux arbres tiges, d’une hauteur de trois à quatre mètres, pour compenser l’abattage. Cependant, les opposants à cette décision estiment qu’il faudra plusieurs décennies avant que ces jeunes arbres puissent offrir l’ombre et les bénéfices écologiques des pins cinquantenaires abattus.

Cette situation met en lumière les tensions croissantes entre les impératifs de sécurité publique et les préoccupations environnementales dans un contexte de crise climatique.

Source : France 3 Régions

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