Des melons charentais produits en Charente, ce n’est pas si courant (et ceux-là sont vendus en direct du champ)

Des melons charentais produits en Charente, ce n’est pas si courant

Certes, le melon, qui appartient à la grande famille des cucurbitacées au même titre que la courgette ou le potiron, s’est développé avec succès en Charente, mais sa culture s’est étendue à d’autres bassins. Le Sud-Est as plus de la moitié de la récolte française, suivi par le Centre-Ouest (26 %) et le Sud-Ouest (22 %). Les premiers melons de la saison proviennent même d’Espagne et du Maroc, avant que les productions françaises prennent le relais à partir de fin mai.

C’est pourtant en Charente, où il reste moins de dix producteurs, que Delphine et Caroline Millon-Mesnard, du domaine du Tambourinour à Mainxe-Gondeville, ont repris l’exploitation familiale. Leur père, viticulteur, s’était diversifié lors de la crise du cognac des années 1980 en plantant environ 40 hectares de melons, principalement destinés à la grande distribution.

Depuis 2011, Delphine a réorienté l’exploitation pour privilégier la vente directe, réduisant les surfaces de melons au profit du maraîchage. Le magasin, ouvert six jours sur sept, attire une clientèle fidèle, avec un marché de terroir chaque vendredi après-midi.

Au Tambourinour, les plantations commencent fin mars, avec des récoltes qui s’étalent habituellement de la fin juin à la mi-septembre. Cette année, la saison a pris une avance d’environ quinze jours, obligeant les sœurs à replanter début juillet pour prolonger la production. La teneur en sucre du fruit, mesurée en degrés Brix, détermine le début de la récolte, avec un minimum de 10 degrés requis.

Les melons sont cueillis les lundi, mercredi et vendredi, et mis en vente le jour même, sans passer par une chambre froide, afin de préserver leurs qualités gustatives. La France produit chaque année près de 250 000 tonnes de melons charentais sur environ 11 000 hectares. À l’échelle du Tambourinour, la récolte varie entre 60 et 100 tonnes par an, selon les conditions climatiques.

Delphine et Caroline maintiennent les écarts de prix à 50 centimes entre le début et la fin de la saison, représentant entre 2,40 € et 2,70 € le kilo. Elles offrent également des remises pour ceux qui achètent des plateaux entiers, contribuant à fidéliser une clientèle attachée à la qualité et à la fraîcheur des fruits.

Domaine du Tambourinour, à Mainxe-Gondeville (16) : vente directe de fruits et légumes de mi-septembre à mi-juin, le vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 19 h. Le samedi de 9 h à 12 h. Marché à la ferme tous les vendredis après-midi, toute l’année, de 14 h à 19 h. www.marchedutambourinour.fr Tél. 05 45 81 92 87.

Source : Sud Ouest.

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